Comment les entreprises gèrent-elles cette période de « double migration » en terme de priorité ?
Avec l’arrêt programmé du
La migration vers les nouveaux protocoles est bien engagée, avec, à ce jour, un peu plus de10 % de nos clients, principalement des grandes entreprises, qui ont réalisé cette mutation.
Nous avons choisi de profiter des nouvelles technologies pour les aider dans leur démarche en mettant en place de nombreuses sessions d’information et des web conférences, en leur fournissant des supports pédagogiques sur le sujet et en faisant intervenir nos experts.
Si toutes les grandes entreprises ont pris conscience du calendrier et des enjeux de la migration, beaucoup de PME et PMI doivent encore positionner ces sujets dans leur planning. Un grand nombre d’entreprises risque de migrer en même temps et de provoquer ainsi un goulot d’étranglement en 2011. Cependant, nos équipes sont prêtes et formées pour permettre à tous nos clients de migrer dans de bonnes conditions avant la disparition du protocole Etebac.
Les entreprises sont dans l’obligation de changer de protocole, mais quels avantages vont-elles pouvoir tirer du passage au SEPA ?
Le SEPA leur donne l’occasion de repenser l’organisation de leur trésorerie et d’évaluer leurs besoins en matière de restitution, de traçabilité et de services nouveaux tels que la dématérialisation.
Dans le même temps, il stimule l’innovation au sein des banques et permet ainsi le développement de nouvelles offres. D’ailleurs, nous avons été la première banque à émettre un
Pourquoi le passage au SEPA va-t-il avoir un impact sur la politique tarifaire des banques ?
Avec le SEPA, les banques sont amenées à revoir leur business model.
En effet, les commissions bancaires étant différentes d’un pays à l’autre, le SEPA va avoir un effet déflationniste sur les prix. A noter également que le modèle économique concernant le SDD n’est pas clarifié. Des négociations tarifaires doivent en effet avoir lieu, client par client, en prenant en compte les volumes concernés et le type de processus retenu.
Comment s’oriente l’offre de Natixis dans ce contexte ?
Aujourd’hui, les entreprises doivent intégrer des évolutions technologiques (migration vers de nouveaux protocoles) et réglementaires avec la mise en place de cet espace européen des paiements. Dans ce contexte, le rôle de conseil des banques est très important.
Ainsi, dans la perspective de la préparation de nos clients au SEPA, nous avons le souci de rendre notre offre particulièrement lisible et claire en proposant deux grandes gammes : une gamme personnalisée baptisée «Natixis Credit Transfer» et une autre industrialisée, dite «Sepa Credit Transfer.».
Notre offre se différencie également par la qualité de la traçabilité des opérations. Nous proposons une gamme d’annonces disponible sur tous supports (Internet, Smartphone, etc). Des accusés réception sont envoyés au client en fonction des stades de traitement des opérations. Nous avons aussi mis en place des reporting d’activité très sophistiqués.
Le récent lancement du SDD nous permet de proposer le SDD B2B, offre de prélèvement européen inter-entreprises et le SDD Core pour les entreprises et les particuliers.
Avez-vous un exemple récent d’accompagnement client ?
Nous sommes actuellement en pleine migration d’établissements de la sphère sociale et d’entreprises vers le virement SEPA. Par ailleurs, dans le cadre de la préparation du passage vers le prélèvement SEPA, nous avons élaboré un premier pilote sur une structure de petite taille pour tester le process en février 2011.