États-Unis

Un « Fort Knox numérique »
pour les cryptos ?

Créé le

19.03.2025

-

Mis à jour le

28.03.2025

La réserve stratégique créée par Trump est valorisée à 17,5 milliards de dollars. Face aux 8 133,5 tonnes de lingots d’or américains, le président américain joue « petit bras ».

Chose promise, chose due. Les États-Unis se dotent d’une réserve stratégique de cryptomonnaies. Pour David Sacks, conseiller de la Maison Blanche et surnommé le « tsar des cryptos », il s’agit ni plus ni moins d’un « Fort Knox numérique ». À l’instar des lingots conservés dans le coffre-fort militaire du Kentucky, la réserve stratégique de cryptos doit permettre de diversifier les actifs américains.

Si l’annonce du 2 mars a fait flamber le cours du bitcoin, elle suscite depuis des réactions mitigées. En premier lieu de la part des investisseurs, qui rêvaient déjà que le gouvernement achète en masse des bitcoins au cours actuel. Il n’en est rien ! Le décret présidentiel publié le 6 mars stipule bien que la réserve sera uniquement alimentée par les 200 000 bitcoins déjà saisis aux fraudeurs et aux criminels par la justice américaine.

Deux entités placées sous la responsabilité du Trésor

L’ordonnance crée deux entités placées sous la direction du Trésor : une réserve stratégique de bitcoins et un stock d’actifs numériques constitué de bitcoin, d’ether, mais aussi d’XRP, de Cardano et de Solana, une plateforme qui héberge les deux jetons lancés par Donald et Melania Trump ! Le décret interdit la vente de bitcoins à partir de la réserve et tout achat de crypto-actifs par les départements du Trésor et du Commerce devra être neutre sur le plan budgétaire.

Au lendemain de la parution du décret, le président américain a répété devant les leaders du secteur réunis à la Maison Blanche (Coinbase, Ripple, Gemini, Kraken et Robinhood) qu’il ambitionnait de faire des États-Unis une force de premier plan sur le marché des actifs numériques grâce à une réglementation plus favorable. La réserve n’étant – il l’assure – qu’une première étape.

À retrouver dans la revue
Revue Banque Nº903