Articles en relation
Réduire les exigences de capital des banques n’aurait qu’un effet limité sur le crédit. C’est le message adressé par Claudia Buch (photo) aux ministres des Finances de la zone euro réunis au sein de l’Eurogroupe. La responsable de la supervision à la Banque Centrale Européenne (BCE) a averti que, dans un contexte marqué par une faible demande de prêts et des risques élevés, notamment géopolitiques, un assouplissement réglementaire serait peu efficace.
Un retour aux actionnaires privilégié
Une telle mesure pourrait conduire à des distributions plus élevées aux actionnaires plutôt qu’à davantage de prêts. Selon elle, les banques disposent déjà de capital suffisant et doivent préserver des marges solides pour faire face aux chocs. Entre fin 2015 et fin 2025, le ratio de fonds propres de base (CET1) agrégé est passé de 13,52 % à 16,18 %, traduisant une capacité d’absorption accrue. Un contre-pied par rapport aux décisions d’allégement aux États-Unis.