Le Parlement réitère l’importance d’un euro numérique

Créé le

31.03.2026

Défendre la souveraineté des moyens de paiement en France et en Europe reste aujourd’hui une nécessité.

Les paiements sont devenus un sujet éminemment politique. À l’occasion du sommet CB qui a eu lieu le 31 mars 2026, Aurore Lalucq, la présidente de la Commission des affaires économiques et monétaires du Parlement européen, a rappelé la nécessité d’avoir un euro numérique.

Un sujet « non négociable » et le seul « moyen pour assurer la souveraineté européenne » et limiter notre dépendance aux moyens de paiement américains. Si elle a rappelé l’importance et la singularité du Groupement d’intérêt économique des cartes bancaires (GIE CB) en France, Aurore Lalucq a encouragé les banques françaises à participer à la phase de test lancé par la Banque Centrale Européenne (BCE) pour l’euro numérique.

Une semaine auparavant, Piero Cipollone, membre du directoire de la BCE, a réaffirmé que « ce projet est essentiel pour renforcer la souveraineté monétaire de l’Union européenne » devant la Commission des affaires économiques et monétaires du Parlement européen.

La France est le seul pays en Europe à avoir un système comme CB. La part de marché du réseau tricolore s’est redressée en six mois de près de 2 points, à 63,6 % au second semestre 2025, d’après l’index publié par Yavin (fintech qui mesure le poids des réseaux CB, Mastercard et Visa dans les transactions en France). Mais elle était encore de 90 % à fin 2021. De quoi susciter des inquiétudes quant à la souveraineté des paiements en France et plus largement en Europe, auquel le régulateur européen veut répondre avec l’euro numérique.