C’était il y a presque un quart de siècle : le 4 janvier 2001, sur Euronext Paris, pour la première fois en Europe, est coté un premier ETF. Lancé par Lyxor, alors filiale de la Société Générale, il réplique l’indice CAC 40, le baromètre phare de la Place parisienne. ETF, pour Exchange Traded Funds. L’abréviation est alors méconnue. On tente sans grand succès de le qualifier autrement : trackers. Le terme a depuis disparu, mais le produit, lui, est bel et bien resté.
Il allait inaugurer une transformation profonde des pratiques d’investissement. À l’époque déjà, les investisseurs – essentiellement institutionnels – étaient à la recherche de solutions liquides et transparentes pour gérer facilement leurs expositions. L’ETF permettait de répondre à cette attente, en offrant une exposition simple et immédiate à un indice de marché. Il se négocie en continu sur les marchés financiers, comme une action, à la différence des fonds traditionnels fonctionnant avec des règles de souscription et de rachat quotidiennes, avec la nécessité de respecter des horaires. Et avec de surcroît une valeur liquidative unique, quels que soient les événements survenus durant une séance boursière.
L’atout de la simplicité et de la liquidité
La montée en puissance des ETF tient à leurs qualités intrinsèques : transparents, peu coûteux, cotés en bourse, ils sont un outil efficace pour construire une allocation diversifiée. Ils permettent aux investisseurs – particuliers comme professionnels – d’accéder à toutes les classes d’actifs : actions, obligations, marchés émergents, thématiques ou encore stratégies climat. Les ETF offrant une capacité à réagir rapidement avec un suivi rigoureux des expositions, ils ont tout d’abord été adoptés comme outils d’allocation tactique.
De plus en plus, ils sont maintenant utilisés comme une brique essentielle pour construire des portefeuilles diversifiés, devenant un socle d’allocation stratégique. D’autant que les ETF initialement développés sur la classe d’actifs actions sont désormais disponibles sur l’ensemble des segments de marchés, zones géographiques, certains incluant également des critères extra-financiers. La structuration d’indices ESG trouve dans les ETF un véhicule naturel, à la fois pour les institutionnels et les particuliers.
Tendance lourde auprès des clientèles de détail
Longtemps réservé aux professionnels, l’ETF a peu à peu gagné l’épargne individuelle, au gré de la démocratisation des produits boursiers et de l’essor des canaux de distribution digitaux. Ce mouvement s’est accéléré, avec l’intégration croissante des ETF dans les portefeuilles, et leur inclusion dans les principales enveloppes fiscales en France principalement dans le Plan d’épargne en actions.
Ainsi, les ETF sont intégrés dans le tableau de bord des investisseurs individuels actifs, publié tous les trimestres par l’Autorité des marchés financiers (AMF). Un tableau de bord établi à partir des déclarations de transactions remontées conformément à la réglementation européenne. Le 27 mai dernier, l’AMF notait que sur le premier trimestre 2025, il y avait eu 105 000 nouveaux acheteurs d’ETF sur le marché, contre 71 000 nouveaux acheteurs d’actions en direct. Le nombre d’acheteurs globaux était, lui, de 393 000 pour les ETF, contre 623 pour les actions. Ces éléments témoignent d’une dynamique forte, alors que le poids des actions est étale (voir graphique). Sur le marché des particuliers, les ETF commencent aussi à se développer en assurance vie.
Cette vague actuelle d’adoption des ETF trouve aussi son origine dans la démocratisation de cet outil auprès des investisseurs particuliers. Ceux-ci y ont accès de manière intermédiée notamment via des portefeuilles à base d’ETF proposés par les distributeurs ou en direct, avec le développement des banques en ligne et plateformes digitales.
Le rôle des « finfluenceurs »
Ces nouveaux canaux permettent à une nouvelle génération d’épargnants, souvent plus à l’aise avec la prise de risque sur les marchés, d’investir via ces outils. L’essor des réseaux sociaux financiers et des « finfluenceurs » a également contribué à la visibilité de ces produits tout en participant à la diffusion de notions d’éducation financière. D’autant que via une seule transaction, il est possible d’obtenir un portefeuille diversifié.
Ces usages évolutifs trouvent un écho particulier chez Amundi, qui propose l’une des plus larges gammes d’ETF en Europe, y compris la plus large gamme d’ETF PEAbles en France. Il est en effet possible de créer des produits bénéficiant des atouts fiscaux du PEA, y compris sur des références hors Europe, grâce aux techniques de gestion synthétique. En pareille situation, le fonds n’est pas investi comme l’indice, mais il est exposé comme l’indice. Avec une offre couvrant toutes les zones géographiques via les grands indices traditionnels et les thématiques, Amundi accompagne les conseillers et épargnants dans cette dynamique.
Une vague d’innovations sans fin
Alors que les ETF représentent déjà près de 30 % de la gestion d’actifs aux États-Unis, l’Europe se développe rapidement avec une croissance annuelle de plus de 17 % sur les dix dernières années. Le marché continue de s’enrichir de solutions obligataires, thématiques ou sectorielles et l’innovation est au cœur de cette progression. Amundi joue un rôle moteur dans ce développement, à la fois comme acteur historique du secteur et comme laboratoire d’innovations : lancement d’ETF à pondération égale (S&P 500 Equal Weight), de stratégies lifecycle adaptatives, ou encore de fonds thématiques compatibles avec le PEA à des niveaux de frais très compétitifs. Grâce à une distribution diversifiée – plateformes, CGP, réseaux bancaires –à une capacité d’écoute des besoins de ses clients, Amundi s’inscrit dans une dynamique de croissance durable du marché. En combinant une offre élargie et les qualités intrinsèques du produit (accessibilité, faibles coûts, transparence), les ETF s’imposent aujourd’hui comme un pilier structurant de l’épargne moderne.