En France, les épargnants peuvent comparer les frais à la moyenne de la place depuis la publication du premier observatoire des performances de l’épargne par le Comité Consultatif des Services Financiers. Sur la demande de l’Union européenne, l’Autorité européenne des marchés financiers, l’ESMA, a elle aussi un rapport sur les coûts et frais des fonds d’investissement en Europe.
Sa dernière livraison révèle que les coûts pour investir dans les OPCVM vont de 0,5 % pour les fonds obligataires passifs à 2 % pour les OPCVM actions gérés activement,
et de 1,4 % à 2,8 % pour les Fonds d’investissement alternatifs (FIA).
La distribution pèse lourd : 48 % des frais totaux pour les OPCVM et 27 % pour les FIA, avec de fortes disparités selon les pays et les intermédiaires. Tandis que les intermédiaires, les banques et les sociétés d’investissement dominent la distribution, les accords de rétrocessions des frais – inducements en jargon anglo-saxon – sont très répandus. Ceux-ci représentent 45 % des coûts récurrents des OPCVM et 34 % pour les FIA. Malgré cette transparence accrue, l’information reste partielle, à cause de règles non harmonisées dans l’Union et de documents d’informations réglementaires qui ne reflètent pas toujours les frais réels.