À l’heure où l’intermédiation financière non bancaire poursuit son essor et alors que la Commission européenne prépare une consultation pour le traitement macro-prudentiel des risques dans la gestion d’actifs, les autorités de marché autrichienne (FMA), italienne (CONSOB), espagnole (CNMV) et française (AMF) ont publié leurs priorités en la matière.
Cette industrie peut être source d’une volatilité excessive des prix et de tensions sur la liquidité. C’est pourquoi les régulateurs demandent que les réglementations soient élaborées en prenant en compte les spécificités de la gestion d’actifs et font cinq recommandations. Ils prônent une plus grande disponibilité et un plus grand usage des outils de gestion de la liquidité pour les fonds ouverts. Nuisant à la stabilité financière, la comptabilisation au coût amorti dans les fonds monétaires devrait, selon eux, être interdite. Sont préconisés des tests de résistance à l’échelle du système financier, ainsi que la création d’un collège de supervision pour les groupes transfrontaliers et d’une base centralisée de données partagées par les autorités de marchés et les banques centrales pour la supervision au quotidien et les tests de résistance.