Environnement : rééquilibrage vers l’Europe
L’élection de Donald Trump, notamment ses politiques pro-business, suscite un énorme engouement sur les actifs risqués américains. Néanmoins, il faut considérer attentivement certains facteurs d’incertitude. En effet, même en adoptant une lecture raisonnable par rapport aux effets d’annonce excessifs de Donald Trump, ses mesures politiques phares sont protectionnistes.
Notre scénario intègre un impact graduel et limité, mais non nul, de ces politiques sur la croissance mondiale. En même temps, la politique monétaire constitue un facteur de protection et de soutien à la croissance. Hors Japon, les politiques monétaires des banques centrales devraient sortir du territoire restrictif dans lequel elles se situent aujourd’hui, alors que l’inflation aura continué à décélérer.
En 2025, l’économie mondiale devrait poursuive sa croissance, tout en se rééquilibrant. La progression de l’activité pourrait un peu ralentir aux États-Unis, alors qu’elle devrait réaccélérer graduellement en Europe. Les projections pour l’économie chinoise tablent sur une expansion modérée, un peu inférieure à 5 %. Dans ce contexte, il sera primordial d’être agile dans les allocations entre classes d’actifs, ainsi qu’au sein de ces dernières.
Monétaire : mieux que l’inflation
Les liquidités pourront être déployées au gré de la dissipation des facteurs d’incertitude, d’autant que les actifs monétaires devraient encore être rémunérés à des niveaux au-dessus de l’inflation.
Obligataire : le high yield en fin d’année
Sur les dettes souveraines, nous pensons que les taux à long terme pourront se tendre en dépit de la baisse des taux directeurs, ce qui incite à la prudence. Néanmoins, cette hausse pourrait être limitée en zone euro, du fait d’une baisse plus marquée des taux directeurs de la Banque Centrale européenne. Conserver une exposition sur les pays périphériques devrait encore constituer une source potentielle de rendement, tandis qu’une certaine prudence continue de s’imposer concernant la France.
Selon nous, il est utile de rester exposé aux obligations d’entreprises en Europe. Les bilans des entreprises demeurent solides et la reprise économique, autant que la baisse des taux directeurs, leur seront favorables. L’exposition au crédit plus risqué, high yield, ces obligations à haut rendement ou à caractère spéculatif dont la notation de crédit s’établit de « C » à « BB+ », pourrait s’accroître en cours d’année afin de capter un rendement plus élevé. Une approche hautement sélective dans le choix des titres s’impose.
Actions : les États-Unis d’abord
À court terme, une position neutre est raisonnable sur les actions. Néanmoins, il faut intégrer des différences régionales. Malgré des valorisations très exigeantes, les actions américaines devraient rester attractives. Toutefois, en cours d’année et selon l’hypothèse d’une accélération graduelle de la croissance en Europe, une exposition plus forte à la zone euro pourrait être privilégiée. Cela traduirait une correction de la sous-valorisation massive actuelle des actions européennes, par rapport au marché boursier américain.
De même, les perspectives pourraient être un peu plus favorables pour les actions des pays émergents. Néanmoins, il faudra rester vigilant quant à l’évolution du dollar et aux politiques protectionnistes américaines, de nature à nuire aux performances des pays émergents. Enfin, les actions japonaises pourraient pâtir de l’appréciation du yen.
L’élection de Donald Trump, notamment ses politiques pro-business, suscite un énorme engouement sur les actifs risqués américains. Néanmoins, il faut considérer attentivement certains facteurs d’incertitude. En effet, même en adoptant une lecture raisonnable par rapport aux effets d’annonce excessifs de Donald Trump, ses mesures politiques phares sont protectionnistes.
Notre scénario intègre un impact graduel et limité, mais non nul, de ces politiques sur la croissance mondiale. En même temps, la politique monétaire constitue un facteur de protection et de soutien à la croissance. Hors Japon, les politiques monétaires des banques centrales devraient sortir du territoire restrictif dans lequel elles se situent aujourd’hui, alors que l’inflation aura continué à décélérer.
En 2025, l’économie mondiale devrait poursuive sa croissance, tout en se rééquilibrant. La progression de l’activité pourrait un peu ralentir aux États-Unis, alors qu’elle devrait réaccélérer graduellement en Europe. Les projections pour l’économie chinoise tablent sur une expansion modérée, un peu inférieure à 5 %. Dans ce contexte, il sera primordial d’être agile dans les allocations entre classes d’actifs, ainsi qu’au sein de ces dernières.
Les liquidités pourront être déployées au gré de la dissipation des facteurs d’incertitude, d’autant que les actifs monétaires devraient encore être rémunérés à des niveaux au-dessus de l’inflation.
Sur les dettes souveraines, nous pensons que les taux à long terme pourront se tendre en dépit de la baisse des taux directeurs, ce qui incite à la prudence. Néanmoins, cette hausse pourrait être limitée en zone euro, du fait d’une baisse plus marquée des taux directeurs de la Banque Centrale européenne. Conserver une exposition sur les pays périphériques devrait encore constituer une source potentielle de rendement, tandis qu’une certaine prudence continue de s’imposer concernant la France.
Selon nous, il est utile de rester exposé aux obligations d’entreprises en Europe. Les bilans des entreprises demeurent solides et la reprise économique, autant que la baisse des taux directeurs, leur seront favorables. L’exposition au crédit plus risqué, high yield, ces obligations à haut rendement ou à caractère spéculatif dont la notation de crédit s’établit de « C » à « BB+ », pourrait s’accroître en cours d’année afin de capter un rendement plus élevé. Une approche hautement sélective dans le choix des titres s’impose.
À court terme, une position neutre est raisonnable sur les actions. Néanmoins, il faut intégrer des différences régionales. Malgré des valorisations très exigeantes, les actions américaines devraient rester attractives. Toutefois, en cours d’année et selon l’hypothèse d’une accélération graduelle de la croissance en Europe, une exposition plus forte à la zone euro pourrait être privilégiée. Cela traduirait une correction de la sous-valorisation massive actuelle des actions européennes, par rapport au marché boursier américain.
De même, les perspectives pourraient être un peu plus favorables pour les actions des pays émergents. Néanmoins, il faudra rester vigilant quant à l’évolution du dollar et aux politiques protectionnistes américaines, de nature à nuire aux performances des pays émergents. Enfin, les actions japonaises pourraient pâtir de l’appréciation du yen.