Dans le cadre de son examen des risques pesant sur le système financier français, le Haut Conseil de stabilité financière (HCSF) relève début juin une hausse de l’incertitude globale et des épisodes de volatilité sur les marchés, absorbés toutefois sans difficulté majeure par les acteurs financiers.
Les banques, assureurs et réassureurs conservent des positions solides en capital et en liquidité, ainsi qu’un accès favorable au financement. Alors qu’un stress-test étendu à l’ensemble du système hexagonal est en cours, les ratios de dette rapportée au produit intérieur brut des ménages et des entreprises sont en diminution depuis 2023. Ils demeurent toutefois à des niveaux supérieurs à ceux observés dans les principaux pays de la zone euro. Le repli
des taux d’intérêt soutient l’accès au crédit, et les niveaux élevés d’épargne et de trésorerie renforcent la résilience des agents économiques. La production de crédits immobiliers poursuit sa remontée. Ces évolutions ont conduit le HCSF à maintenir le taux du coussin contracyclique à 1 %.
Des annonces en mars 2026
Constatant une nette atténuation des risques associés à la concentration de l’endettement des grandes entreprises non financières très endettées auprès de certains établissements bancaires, le Haut Conseil de stabilité financière (HCSF) a en revanche décidé de lever le coussin pour le risque systémique sectoriel (sSyRB). Instauré au 1er août 2023, en remplacement de la mesure précédente sur les grands risques, il visait les expositions des banques systémiques aux grandes entreprises très endettées. S’appliquant à BNP Paribas, SG, La Banque Postale, HSBC Continental Europe et aux groupes Crédit Agricole, BPCE et Crédit Mutuel, cette mesure consistait en une surcharge de 3 % des fonds propres de base de catégorie 1 (CET1) dès que l’exposition totale vis-à-vis d’une société non financière très endettée dépasse 5 % des fonds propres CET1. La mesure était initialement prévue pour deux ans, soit jusqu’au 31 juillet 2025. À noter, avant d’être mise en application,
ce projet de décision doit être notifié
à la Banque Centrale Européenne (BCE)
et au Comité européen du risque systémique (CERS).
Enfin, le HSCF a annoncé une revue stratégique de son action. Conclusions prévues pour mars 2026.