Congrès
 

Choc inflationniste

Le soutien étatique se poursuit sur fond d’envolée
des prix énergétiques

Créé le

19.07.2022

La France voit ses perspectives économiques s’assombrir. Citant de nombreux chocs affectant l’économie française, dont font partie les prix énergétiques, l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) a réduit, en mai, de 4,2 %
à 2,7 % sa prévision de croissance en 2022. Cette révision à la baisse aurait pu être plus drastique si l’OFCE n’avait pas pris en compte un impact compensatoire de 0,8 point de PIB lié aux nouvelles mesures budgétaires mises en place pour répondre aux chocs, notamment au choc énergétique. D’ailleurs, l’indice des prix à la consommation publié par l’INSEE s’est de nouveau accéléré à 5,2 % sur un an en mai (après 4,8 % en avril) en partie à cause de la hausse des prix de l’énergie.

Dans le contexte d’envolée galopante de l’inflation, le gouvernement a détaillé en mai, dans le cadre de son « Plan de résilience économique et sociale », la mesure de soutien ciblant les entreprises dont les dépenses de gaz et d’électricité représentent au moins 3 % de leur chiffre d’affaires en 2021 et dont le coût unitaire d’achat d’électricité ou de gaz (en euros/MWh) a doublé. Cette aide financière plafonnée atteindra 30 % à 70 % des coûts sous réserve du respect de critères d’éligibilité liés aux dépenses d’électricité et de gaz, à leur excédent brut d’exploitation (EBE) et aux coûts éligibles. Les autorités françaises, qui à travers le plan de résilience soutiennent également les particuliers avec la « remise carburant », préparent les esprits à d’autres mesures de pouvoir d’achat. Lors d’une conférence, le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, a indiqué qu’il fallait s’attendre au premier août prochain à une nouvelle hausse du taux du Livret A actuellement fixé à 1 %.

À retrouver dans la revue
Revue Banque Nº870