En 2025, la production de crédits à l’habitat (hors renégociations) a enregistré une hausse de 33 % par rapport à l’année précédente, indique la Banque de France, qui vient de publier les chiffres de 2025. La production de crédits à l’habitat cumulés (hors renégociations) s’établit à 158,7 milliards d’euros à fin 2025. Le point bas avait été atteint l’année précédente, en 2024, avec une production cumulée de 118,8 milliards, au terme d’une chute amorcée en 2022.
Cette hausse est aussi celle des prêts accordés au primo-accédants, qui représentent la majorité des emprunteurs. Elle correspond également à une stabilisation du taux d’intérêt moyen des nouveaux crédits à l’habitat, hors renégociations, qui s’est opérée à la mi-2025. Ce taux moyen est de 3,08 % en décembre 2025 pour les particuliers, soit 109 pb de moins que lors de son pic de janvier 2024.
Les primo-accédants, premiers bénéficiaires
Les primo-accédants profitent donc de cette amélioration sur le front des taux d’emprunts, mais la durée initiale moyenne des nouveaux prêts à l’habitat pour l’acquisition d’une résidence principale continue à s’allonger. Elle s’élève à 23 ans et 4 mois pour l’ensemble des emprunteurs et à 23 ans et 10 mois pour les primo-accédants.
Les encours totaux de crédits à l’habitat aux ménages atteignent 1 285 milliards d’euros en 2025. La reprise française de ces encours est moins marquée que chez nos voisins européens, mais le taux de croissance annuelle est redevenu positif, à 0,7 %. Ce n’était pas arrivé depuis 2022.
Fanny Avignon