Mesure phare du sixième train de sanctions proposées en mai par la Commission européenne, l’interdiction des importations de pétrole russe transporté par voie maritime ou par oléoduc, si elle est approuvée par tous les membres de l’UE, pénaliserait plus lourdement la Russie qui subit déjà un embargo sur son charbon. Afin de mettre en place d’autres voies d’approvisionnement en pétrole ou en énergie alternative et réduire au minimum l’impact sur les marchés mondiaux, tous les pays membres renonceraient ainsi progressivement dans les six mois aux livraisons russes de pétrole brut et à celles de produits raffinés d’ici à la fin de l’année. Les pays du G7 se sont également engagés à mettre fin progressivement à leurs importations de pétrole russe.
L’étau des sanctions s’est également resserré sur le système bancaire russe. Après avoir exclu, en mars, VTB, la deuxième banque du pays, et six banques russes du système de messagerie financière sécurisée Swift, Bruxelles a élargi l’exclusion à la Sberbank, la première banque de Russie et deux autres grandes banques, qui seraient la Credit Bank of Moscow et de la Russian Agricultural Bank.
Par ailleurs, il est désormais interdit de fournir au Kremlin des services d’expertise-comptable, de consulting et de conseil en communication européens. Après avoir suspendu, début mars les activités de diffusion de deux grandes chaînes russes, la Commission a proposé de couper l’accès aux ondes européennes à trois grands radiodiffuseurs d’État russes qui ne pourront plus distribuer leurs contenus dans l’UE.
De manière similaire, les États-Unis ont annoncé l’interdiction des prestations de services offerts par les sociétés américaines dans divers domaines comme l’audit, le management, le conseil, le marketing ou encore la comptabilité et également placé sur leur liste noire trois grandes chaînes de télévision russes.