En dix années, l’essor de la sharing economy a bouleversé les modes de consommation. Conséquence conjointe de la crise économique et de l’explosion des réseaux sociaux, les consommateurs se sont faits « consommacteurs » et ont commencé à afficher d’autres attentes vis-à-vis de ce qui n’est plus pour eux un simple acte d’achat. Lisa
Il serait tentant de croire que le succès des initiatives est porté par un simple sentiment « anti-banques », qui se serait aggravé avec les années de crise. Mais ce serait réducteur que de l’affirmer ; ce serait occulter l’innovation et les promesses portées par ces « jeunes pousses », qui pour certaines ont déjà bien grandi. Cela reviendrait également à nier la professionnalisation et l’influence croissante des nouveaux entrants, qui ont su saisir les opportunités offertes par la directive Service de paiements, et plus récemment en France, par l’ordonnance Crowdfunding, qui donne aux acteurs un statut légal et une certaine crédibilité, via une régulation ad hoc.
Avec des croissances à deux chiffres, les fonds collectés témoignent de l’attractivité grandissante de cette branche de la finance, auprès du grand public mais également des investisseurs. Désormais, l’equity crowdfunding figure en bonne place dans les sources de financement des start-up, aux côtés des acteurs traditionnels, publics et privés, du capital-risque.
Chahutées dans leur business model et leur monopole par de nouveaux concurrents qui, à l’instar de Prêt d’Union ou du Compte-Nickel, communiquent crânement sur leurs avantages concurrentiels, les banques ne sont cependant pas en manque d’initiatives. Cependant, se préparent-elles suffisamment à cette mutation numérique ? Doivent-elles craindre la concurrence des