ESCP Research Papers : cap sur la modernité

Créé le

09.12.2021

L’édition d’hiver de la revue Banque & Stratégie-ESCP-Research papers propose, comme à l’accoutumée, un sommaire riche et varié. Les neuf articles présentés sont issus de travaux d’élèves de l’ESCP Business School, qui s’inscrivent dans la stratégie académique de l’école : elle consiste à privilégier une recherche appliquée, directement « transférable » vers les milieux professionnels, en particulier par le canal de notre revue.

Si cette édition renvoie naturellement à la segmentation classique entre des travaux de finance de marché et de finance d’entreprise, ses articles témoignent des profondes évolutions du champ financier, s’ouvrant en particulier à deux thématiques d’importance croissante : droit et finance et, surtout, positive finance.

Un premier ensemble de contributions vient répondre à des problématiques liées, au sens large, au marché des fusions-acquisitions, qui bat actuellement des records historiques. D’abord en termes opérationnels, avec l’article de Marie Vuillemin consacré aux clauses d’earn out, dont l’efficacité est directement liée à la qualité de leur structuration, et avec l’article de Julie Bernard, qui réalise une synthèse novatrice sur l’utilisation d’outils de finance de marché pour hedger certains risques naissant des deals M&A. Ensuite, deux articles sont consacrés à des problématiques buy side : celui d’Hector Rofessart à la prise en compte d’une approche qualitative pour la sélection de cibles potentielles par les fonds, celui de Christophe Durand à la réponse qu’apportent des fonds CVC aux questions de financement et de valorisation de l’innovation. Enfin, Alexandre Jachan montre que l’utilisation actuelle, massive, des SPAC ne constitue pas encore une voie alternative pour l’introduction en bourse des sociétés.

Un second ensemble d’articles illustre l’importance et la vivacité des réflexions actuelles sur l’émergence de la positive finance, qui traduit un changement de paradigme, donnant naissance à une transversalité nouvelle pour l’étude des questions de finance. L’article de Charles Assous trace les limites du nouveau modèle de société à mission, dont la diffusion s’accélère. Trois contributions s’interrogent sur la prise en compte concrète et explicite des critères ESG, au sens large, par les investisseurs : Aurélien Dernault montre que pour l’instant, l’impact de la nouvelle certification SBT-initiative est, paradoxalement, plutôt négatif ; Isabella Bocchese analyse l’impact des émissions carbone sur la rentabilité des actions en Europe ; Luc Spannagel invite à ajouter des critères ESG et d’impact à la sélection des cibles (idéales ?) pour les opérations de LBO, dans un contexte de raréfaction des opportunités.

On ne soulignera jamais assez à la fois la modernité des thématiques abordées et la volonté des auteurs de synthétiser dans leurs articles, issus de leurs Master Thesis, des recherches visant à nourrir la réflexion de nos chers et fidèles lecteurs.

À retrouver dans la revue
Banque et Stratégie Nº408