Gestion alternative

Où vont les traders qui quittent les BFI ?

Créé le

09.02.2012

-

Mis à jour le

14.02.2012

Les banques allègent leurs bilans et des traders de BFI sont invités à quitter les établissements. À en croire Bertrand Gibeau, du cabinet Reinhold & Partners, qui aide les gérants à s’installer en Europe, nombre d’entre eux souhaitent rejoindre l’univers de la gestion alternative : « Nous recevons de nombreuses demandes d'anciens traders de BFI qui souhaitent créer leur hedge fund. » Les places financières européennes espèrent attirer ces nouveaux venus. Si Londres est un classique de la gestion alternative, la France, avec ses [1] « dont beaucoup ont migré à Londres et songent à revenir, car la City ne présente plus d’intérêt fiscal, essaye de jouer sa carte », précise le consultant.

Évidemment, le Luxembourg, célèbre pour la domiciliation des fonds, et l’Irlande, réputée pour sa fiscalité, sont aussi sur les rangs, mais une nouvelle place tente d'émerger : Malte. « Ce pays n’est que très peu connu des investisseurs, remarque Bertrand Gibeau. Toutefois, il autorise les sociétés de gestion à utiliser un dépositaire situé dans un autre pays, par exemple en Suisse, s’il s’agit de donner confiance aux investisseurs de ce pays. De plus en plus de sociétés de gestion s’intéressent à Malte, de plus en plus de conférences avec des intervenants très renommés y sont organisées, cette Place a donc une attractivité encore modeste mais en forte croissance. »

1 Professionnels de la finance au profil très quantitatif (d'où leur nom), disposant de diplômes prestigieux en mathématiques, statistiques, probabilités, etc.

À retrouver dans la revue
Banque et Stratégie Nº300
Notes :
1 Professionnels de la finance au profil très quantitatif (d'où leur nom), disposant de diplômes prestigieux en mathématiques, statistiques, probabilités, etc.