Le Comité de Bâle a reconnu que la première revue (dite Bâle 2.5) du traitement prudentiel du trading
- capturer les risques (en particulier, ceux liés à la migration ou au défaut de contreparties) qui avaient été ignorés dans l’Amendment to the Capital Accord to incorporate market risks, datant de 1996 ;
- prendre en compte la liquidité et la profondeur de marché, considérablement réduites pendant la crise, en particulier pour les opérations de titrisation ;
- et ainsi permettre au couple régulateur-superviseur de retrouver sa crédibilité, cette dernière ayant été entamée en raison des besoins considérables de recapitalisation des banques mis en évidence lors de cette crise.
Contexte : un comité très actif
Par conséquent, le Comité de Bâle a décidé de revoir de façon approfondie le cadre réglementaire du calcul des risques de marché sur le trading book grâce au FRTB : Fundamental Review of the Trading Book: A Revised Market Risk Framework. Un premier document consultatif a été publié en mai 2012 (bcbs 219), précisant les points de revue du trading book et les propositions associées. Ce document contenait aussi un questionnaire visant à obtenir le point de vue des banques sur ces propositions et les invitant à proposer des améliorations aux mesures revues.
En octobre 2013 (bcbs 265), une version amendée de ce document consultatif a été publiée, précisant, sous la forme d’articles, les révisions proposées au texte des accords de Bâle 2 sur les risques de marché. Une étude d’impact (
Nous présenterons ci-après, dans un premier temps, les deux exercices du programme
Une variabilité des calculs d’exigence en capital réglementaire à tester ?
Dans le but de favoriser la cohérence des mesures de risques entre les différentes banques, le Comité de Bâle a initié une étude de la variabilité des
Les portefeuilles du premier exercice (mené en 2012) ayant été jugés relativement simples et pas assez représentatifs de l’ensemble des instruments utilisés par les banques, un deuxième exercice (mené en 2013) a été réalisé sur un échantillon largement revu, sur lequel les calculs ont été effectués de manière plus cohérente (en particulier, par l’application généralisée de Bâle 2.5), en incluant des instruments plus complexes, et également des transactions du portefeuille de trading de corrélation. Nous avons regroupé quelques caractéristiques des deux exercices dans le Tableau 1.
Les résultats des deux exercices ont été publiés respectivement en janvier 2013 (bcbs 240) et en décembre 2013 (bcbs 267).
Sur le principal portefeuille diversifié hors trading de corrélation, pour le deuxième exercice, la variabilité (exprimée par l’écart-type rapporté à la valeur moyenne) de l’exigence en capital s’élève à 30 %, la variabilité étant plus élevée pour les instruments plus complexes (en particulier les stratégies de trading de volatilité, le FX et les produits de crédit). Pour illustrer la variabilité sur ce portefeuille, nous avons représenté la variabilité (exprimée en pourcentage de la valeur médiane) des mesures de risques dans le Graphique 1.
De façon générale, sur les portefeuilles hors trading de corrélation, les principales sources de variabilité, pour la VaR, sont la durée de la période sur laquelle elle est calculée, la méthode d’agrégation (du risque général et du risque spécifique) et, à un degré moindre, les méthodes de valorisation (revalorisation complète ou approximations). Pour la sVaR, la principale source de variabilité est la calibration de la période de stress. Pour l’IRC, les principales sources de variabilité sont les probabilités de défaut et les hypothèses de corrélation entre les émetteurs, et l’approche de modélisation (modèles basés sur des spreads vs matrices de transition).
Sur les sept transactions du portefeuille de trading de corrélation, considérées uniquement lors du deuxième exercice, le CRM (qui était le principal contributeur à l’exigence en capital) a montré une très forte variabilité, celle-ci étant mesurée transaction par transaction (on peut noter qu’il n’y a pas eu de calcul sur un portefeuille diversifié). D’ailleurs, la
Ainsi, ces deux exercices ont pour une large part confirmé les anticipations du Comité de Bâle : il y a beaucoup de variabilité entre les modèles internes et, par conséquent, entre les exigences en capital calculées à l’aide de ces derniers ; le Comité de Bâle jugeant que cette importante variabilité ne peut être justifiée à partir des informations financières rendues publiques par les banques. De plus, ce constat a été fait sur des portefeuilles hypothétiques relativement simples, et l’on peut raisonnablement estimer que la variabilité sur des portefeuilles réels (donc plus complexes) serait encore plus élevée. Au vu de ces constats, nous pouvons considérer que l’objectif de level playing field, visant, d’une part, à faire appliquer les mêmes règles réglementaires aux banques, afin qu’un risque équivalent résulte en une charge de capital réglementaire équivalente, et, d’autre part, à leur allouer une capacité concurrentielle équivalente, ne pouvait pas être atteint avec Bâle 2 ou Bâle 2.5.
Les nouvelles propositions sensibilisent les banques
Dans l’objectif de parvenir à un meilleur équilibre entre la sensibilité au risque, la simplicité des mesures et la comparabilité des exigences en capital (bcbs 258), le Comité de Bâle a proposé de nouvelles mesures sur le trading book.
Deux documents consultatifs, qui ont donné lieu à des commentaires des différentes parties prenantes (banques, agences de notation, universitaires), ont été publiés. Nous nous limiterons ici à la description du deuxième document (bcbs 265), rappellerons les objectifs et rapprocherons les principales révisions avec les commentaires des banques, qui ont été communiqués au Comité de Bâle fin janvier 2014.
Frontière entre trading et banking
La nouvelle approche vise à allouer les transactions de manière plus objective et exécutoire, en renforçant l’étanchéité de la frontière, tout en restant compatible avec la gestion des risques, ce qui permettra de réduire les possibilités d’arbitrage réglementaire.
Cette approche a été acceptée par les banques, qui ont cependant demandé des clarifications sur le traitement des instruments de couverture et le niveau d’application de cette approche : les portefeuilles ou les instruments. De plus, les banques ont mis en garde contre une allocation trop rigide, définie a priori, des instruments. Enfin, les banques souhaiteraient assouplir les modalités de transfert des instruments d’un book à l’autre : que ce transfert puisse être autorisé après notification des banques et validé a posteriori, au lieu de devoir demander une approbation a priori.
Traitement des instruments de crédit
Les instruments de crédit, ayant été un foyer majeur de pertes pendant la crise de 2007-2008, avaient vu leur traitement réglementaire revu en 2009 (Bâle 2.5). Celui-ci a été révisé de nouveau, différenciant les expositions de titrisation des autres : abandon du CRM pour les titrisations, qui seront traitées en méthode Standard, et remplacement de l’IRC par l’
Les banques sont opposées à l’abandon du CRM, qui, en raison de l’augmentation des exigences en capital résultant de l’application de la méthode Standard, pourrait mener à la disparition des activités de trading de corrélation, et proposent plutôt de limiter l’éventail des choix de modélisation autorisés pour le CRM. Sur l’IDR, les banques souhaitent, d’une part, une clarification de la méthode adoptée, en particulier les deux facteurs retenus (taux d’intérêt, spread de crédit) et, d’autre part, rendre optionnelle l’utilisation des cotations d’actions pour déterminer les corrélations. Les banques souhaitent également un traitement plus compatible avec celui du banking book, en particulier la suppression du plancher (à 3 points de base) sur les probabilités de défaut des souverains.
Prise en compte de la variabilité de la liquidité de marché
La crise de 2008-2009 a été caractérisée par une diminution soudaine de la liquidité de marché, pour quasiment toutes les classes d’actifs. La prise en compte de la variabilité de la liquidité de marché sera assurée par l’introduction de différents horizons de temps, entre 10 et 250 jours, définis pour les différents types de facteur de risque (prix, volatilité, autres facteurs de risque) des cinq classes de risques (actions, taux d’intérêt, FX, matières premières, spreads de crédit). Les banques sont favorables à la prise en compte de la variabilité de la liquidité de marché, mais souhaitent voir diminuer les horizons de temps (proposés à 20 jours) sur les taux d’intérêt et le FX, ou du moins les différencier en fonction de la liquidité des marchés de dettes ou de devises. L’application de différents horizons de temps aux différents facteurs de risques d’une seule position (cas d’une option de change, par exemple) conduit à déterminer les variations de facteurs de risques sur des périodes différentes, ce qui est particulièrement inapproprié lors de périodes de stress. Les banques craignent donc que le lien entre la mesure du capital et la gestion des risques soit brisé. Certaines souhaitent donc le maintien général de l’horizon de temps à 10 jours, et que la liquidité soit prise en compte par une charge supplémentaire en capital et/ou l’application d’un facteur multiplicatif simple.
Revue de la méthode interne
La VaR ne permet pas de prendre en compte les événements extrêmes (tail risk), car elle ne permet que de calculer la perte maximale, pour un niveau de confiance donné. Le Comité de Bâle propose donc de remplacer la VaR (à 99 %, sur un horizon de temps de 10 jours) par l’Expected Shortfall (ES, à 97,5 %, sur les horizons de temps décrits au paragraphe précédent), qui représente la valeur moyenne des pertes au-delà d’un niveau de confiance donné. Cet ES sera calculé, au niveau de l’ensemble du trading book, sur une période de stress (déterminée sur un historique remontant au minimum à 2005) pour laquelle le calcul d’ES sera effectué sur un sous-ensemble de facteurs de risque (ceux dont l’historique est disponible sur toute la période, qui devront néanmoins expliquer un pourcentage minimal des variations d’ES sur la période courante, ce pourcentage de l’ordre de 75 % restant à confirmer lors du QIS). La période continue d’un an produisant l’ES la plus élevée (ESR,S) sera retenue ; l’ES sera calculé sur la période courante (donc les 12 derniers mois), pour l’ensemble des facteurs de risques (ESF,C), et pour le sous-ensemble de facteurs de risques déterminés plus haut (ESR,C). La mesure d’ES retenue (ES stressé) sera égale à ESF,C multipliée par le ratio entre ESR,S et ESR,C. Les banques considèrent que cette nouvelle mesure représente une amélioration, et ont été satisfaites par l’élimination du double-comptage (VaR + sVaR) introduit par Bâle 2.5. Les banques souhaitent cependant limiter la période historique utilisée, en la faisant remonter seulement à 2007, voire 2008, car, en 2005, de nombreux facteurs de risques n’étaient pas encore pris en compte par le marché.
Processus d’autorisation de la méthode interne
Le Comité de Bâle a proposé d’affiner la granularité d’autorisation des modèles internes, actuellement délivrée au niveau de l’ensemble du trading book, en accordant l’autorisation d’utiliser (ou non) un modèle interne à un niveau plus fin, au niveau du trading
Revue de la méthode Standard
Il est reconnu, par les banques et le Comité de Bâle, que la méthode
Comparaison entre la méthode Standard et la méthode interne
Pour les desks autorisés à utiliser un modèle interne, le Comité de Bâle souhaite comparer l’exigence en capital obtenue à celle qui serait obtenue en méthode Standard, afin de déterminer plus précisément les économies réalisées en appliquant les modèles internes, rendre comparables les risques mesurés entre différentes banques, et introduire plus de transparence. Le Comité de Bâle a donc demandé explicitement que toutes les banques calculent une exigence en capital au titre de la méthode Standard, pour chaque desk, qui serait publiée au même titre que le calcul en méthode interne. Le Comité de Bâle envisage également d’imposer un plafond aux économies réalisées. Les banques sont résolument opposées à cette comparaison, qui oblige à maintenir une double chaîne de calcul. De plus, la double publication des résultats obtenus en méthode interne et en méthode Standard et les inévitables différences entre les deux approches (la méthode Standard n’ayant pas vocation à capturer les risques des transactions les plus complexes) risquent d’introduire un doute au sein de la communauté financière, cela plus particulièrement sur les résultats du modèle interne, plus complexe à appréhender. Les banques sont également opposées à l’imposition d’un plafond, qui pourrait avoir des effets pervers, en incitant les banques à ne plus développer leurs modèles internes s’ils sont jugés trop « performants », ni à gérer correctement leurs risques, et soulignent plus généralement la difficulté à calibrer le niveau de ce plafond. Enfin, elles soulignent que l’objectif de comparaison entre banques sera difficile à réaliser en raison des différences d’organisation, et donc de structures de desks.
Prise en compte de la diversification
Pour les modèles internes, les bénéfices de la diversification (entre les différents facteurs de risques) ne sont actuellement pas limités. La FRTB propose que les bénéfices de la diversification soient réduits : pour l’ES, un facteur rho (commun à toutes les banques, défini suite au QIS) sera appliqué à l’ES global, et le facteur (1 – rho) à la somme des ES partielles pour les cinq classes de risques. L’exigence en capital sera prise égale à la somme de l’ES et de l’IDR, à laquelle sera rajoutée la somme des charges en capital calculées pour les facteurs de risque non modélisables, et les desks en méthode Standard (opérations de titrisation et desks non autorisés). Pour les desks en méthode Standard, il n’est actuellement pas prévu de prise en compte de la diversification entre desks, mais le Comité de Bâle se réserve la possibilité de le faire, suite au QIS. Les banques ont accueilli avec satisfaction la meilleure prise en compte de la diversification en méthode Standard, et n’ont pas émis de critiques fortes sur la réduction des bénéfices de la diversification sur l’ES.
Calibration des mesures proposées
La calibration de cette nouvelle approche sera réalisée à l’issue d’une étude d’impact (QIS). Cette étude d’impact sera réalisée en deux phases : une sur des portefeuilles « hypothétiques », définis par le Comité de Bâle (et identiques à ceux utilisés pour la RCAP2) et une sur les portefeuilles réels. Les banques soulignent qu’une revue d’une telle ampleur nécessite un processus itératif (certes déjà engagé, mais qu’il faudrait conserver), et que les délais de réponse sont très courts, en particulier pour l’exercice sur les portefeuilles réels, qui suppose que les nouvelles mesures soient intégrées aux chaînes de traitement des banques.
Une étude d’impact en cours
Pour rappel, deux exercices de QIS ont été prévus
- un premier exercice, conduit de janvier à avril 2014, portant sur un portefeuille hypothétique ;
- un deuxième, conduit de juillet à fin septembre 2014, portant sur le portefeuille réel des banques.
Le portefeuille hypothétique reprend les 28 portefeuilles, ainsi que les sept portefeuilles diversifiés, déjà utilisés pour le deuxième exercice de RCAP. En revanche, la période sur laquelle les calculs de capital ont été effectués est différente : du 17 au 28 mars 2014, les transactions étant réalisées le 21 février 2014. Enfin, l’échantillon de banques participantes, au nombre de 41, est nettement plus important.
Ce premier exercice d’application des mesures proposées a permis d’estimer les difficultés opérationnelles de mise en place des nouvelles mesures de risques (ES, IDR) et de s’assurer de la compréhension de ces dernières par les banques participantes. Il a également permis de mesurer la variabilité de ces nouvelles mesures : celle de l’ES s’est avérée comparable aux anciennes mesures (VaR, sVaR). Cet exercice a également confirmé la cohérence de la période de stress : seules 5 banques sur 41 n’ont pas inclus le quatrième trimestre 2008.
La charge en capital résultant de ces nouvelles mesures (avec l’hypothèse d’un coefficient rho pris à 0,5, et d’un coefficient multiplicateur de trois) s’avère supérieure (excepté pour les actions) ce qui était attendu, en raison de l’utilisation d’horizons de temps plus élevés (au minimum de 20 jours sur les classes de risques autres que les Equities large cap).
Sur le portefeuille diversifié, l’ES est supérieur de 62 % à la somme de la VaR et la sVaR.
Cet exercice a également permis d’évaluer la variabilité et l’impact de la prise en compte explicite de l’horizon de temps, à partir de l’ES à un jour, celle à 10 jours, et celle sur l’horizon de temps prescrit.
Il est à noter qu’il n’est pas fait mention de résultats obtenus à partir de l’application de la méthode Standard, alors qu’il était techniquement possible de la mettre en place sur ce portefeuille hypothétique. Autre point, alors que l’IDR a bien été intégrée dans le calcul de la charge en capital, et sa variabilité (à peu près équivalente à l’ES) mesurée, il n’y a pas eu de comparaison avec l’IRC, pour la simple raison qu’il n’avait pas été demandé aux banques participantes de la calculer. Enfin, en raison de la relative simplicité des portefeuilles, le champ d’application et l’impact de la prise en compte des facteurs de risques non modélisables ont probablement été sous-estimés.
Des échéances capitales
Les banques participantes ont envoyé leurs résultats, pour la deuxième phase du QIS, portant sur des portefeuilles réels, fin septembre 2014. Il est prévu que l’analyse des résultats soit publiée en mars 2015. Cette analyse permettra de calibrer plus finement le paramétrage de la méthodologie de mesure de l’exigence en capital réglementaire. Il est prévu que le document final de la FRTB soit publié durant l’été 2015.
Pour rappel, l’impact des aspects suivants de la réforme ne pourra être mesuré que sur des portefeuilles réels :
- détermination de la frontière entre trading book et banking book ;
- détermination des trading desks, éligibilité de ceux-ci à la méthode interne, et application d’une mesure indépendante du modèle (dans le cas où la mesure en méthode interne est inférieure à un seuil déterminé par le Comité de Bâle) ;
- back-testing à partir de la VaR (sur un horizon d’un jour), comparée au P & L quotidien réalisé ;
- dans une large mesure, détermination des facteurs de risques non modélisables.
- la valeur du coefficient rho, limitant la prise en compte des bénéfices de la diversification ;
- la confirmation des valeurs d’horizons de liquidité de marché, et de leur granularité ;
- l’exigence d’une application explicite (variations sur N jours) ou non (variation sur 1 jour multipliée par racine (N)) des horizons de liquidité de marché ;
- le calibrage des seuils, pour l’approche indépendante du modèle ;
- le pourcentage minimal des variations d’ES (calculée sur la période courante) expliqué par les facteurs de risque utilisés pour la détermination de la période de stress ;
- la calibration du nombre minimal d’observations pour déterminer si un facteur de risque est modélisable ou non ;
- la revue ou non de l’approche Standard, l’utilisation de la décomposition des instruments en cash-flows, ou le remplacement éventuel par une approche en sensibilité. Pour cette approche, la prise ou compte ou non d’une diversification entre les différentes classes de risques. Enfin, l’introduction d’un plafonnement éventuel des économies en capital réalisées en utilisant les modèles internes.
À l’horizon 2018
Cette révision du cadre réglementaire du traitement du trading book donnera lieu à des modifications substantielles de la méthodologie et des systèmes de calcul du capital réglementaire des banques, que ce soit l’exploitation d’historiques de facteurs de risques sur une période supérieure à 10 ans, le calcul d’un nombre plus élevé d’indicateurs de risques, le développement de nouveaux modèles, leur validation interne et leur back-testing, la mise en place d’un reporting adéquat et la validation de l’ensemble par les autorités de supervision. Par conséquent, la mise en place de cette nouvelle approche est actuellement anticipée au plus tôt en 2018.