« Rien n’est permanent, sauf le changement » disait déjà à l’époque Héraclite. Le domaine du cash
- en tout premier lieu, les attentes des entreprises sont toujours plus fortes en termes de couverture de leurs besoins : qualité de services, valeur ajoutée et sécurité dans un contexte de digitalisation et optimisation d’un côté, de la Supply Chain, et de l’autre, du parcours client avec de forts impacts sur les processus « procure
to pay » et « order to[2] cash » ;[3] - la technologie permet aujourd’hui véritablement de révolutionner le cash management vers plus de temps réel, plus de valeur ajoutée et plus de services adaptés aux besoins des entreprises ;
- la réglementation oblige les banques à repenser leurs processus et leur organisation. En Europe, la deuxième directive sur les services de paiement (DSP 2), en particulier, consacre l’avènement de
l’open banking et se traduit par un décloisonnement des activités de production et de distribution de cash management ;[4] - de nouveaux acteurs arrivent en masse sur le marché : de nombreuses FinTechs – anciennes et nouvelles – se positionnent ainsi sur des niches (paiements internationaux, reporting, authentification, services autour du Big Data, de la blockchain…) et misent sur leur agilité à mettre sur le marché de nouvelles offres innovantes. On note également l’arrivée de leaders sectoriels (sociétés de télécommunication, grands acteurs de la distribution, entreprises technologiques…) qui appréhendent souvent plus le paiement et le cash management comme un produit d’appel ou de fidélisation de leurs solutions cœur de métier.
De nouvelles offres
Ces changements se traduisent aujourd’hui par de nouvelles offres qui s’orientent autour de trois axes majeurs :
- de nouvelles solutions d’encaissement pour la distribution (online ou offline) en lien avec la révolution digitale de l’expérience client et la complémentarité croissance entre e-commerce et boutique : l’omni-canal (web-to-store, omni-channel, ROPO – Research Online Purchase Offline…) ;
- de nouvelles propositions de valeurs autour des paiements : paiements en temps réels, paiements internationaux optimisés (SWIFT gpi, schémas alternatifs via des FinTechs), comptes virtuels, lutte contre la fraude et cybersecurité… ;
- l’utilisation de la technologie pour apporter de nouvelles solutions à valeur ajoutée visant à automatiser les processus (réconciliation, digitalisation…), accroître la sécurité (prévention de la fraude, cyber sécurité) ou aider les entreprises à mieux connaître et analyser leurs opérations et leur environnement (fournisseurs, clients, écosystèmes), avec des promesses de développement significatives autour du Big Data.
De nouveaux écosystèmes
Au-delà de ces nouvelles offres, les enjeux pour chaque acteur – aussi bien ceux établis que les nouveaux arrivants sur le marché – vont consister, d’une part, à construire des écosystèmes permettant d’apporter des solutions pertinentes et complètes aux besoins de leurs clients en capitalisant sur des partenariats ciblés et, d’autre part, à tenir compte des changements d’habitude de consommation de services financiers autour de parcours clients intégrés, souples et sans rupture en s’intégrant à des places de marché (sites de e-commerce, places de marché fournisseurs…) apportant des services de bout en bout.
C’est véritablement là que prend sens la notion d’open banking à travers l’utilisation
De nouveaux défis
Dans ce contexte, les défis que doivent relever à très court terme les acteurs sur le marché, nouveaux et anciens, sont multiples :
- Comment effectuer les bons choix en termes de technologies et de partenaires ?
- Comment prioriser les multiples projets à lancer et livrer tout en simplifiant les processus internes ?
- Comment capitaliser sur ses forces (agilité pour les FinTechs, relationnels, capacité de financement, sécurité pour les acteurs bancaires) ?
- Comment élargir sa vision des services financiers en s’intégrant à des offres packagées « tout en un » ?
- Comment dépasser les silos pour fluidifier l’expérience client et tendre vers le one-stop-shop digital ?
- Comment construire de nouveaux « business models » (modèles de pricing et de coûts) ?