Gouvernement

Une politique opportunément volontariste

Créé le

20.02.2012

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Mis à jour le

28.02.2012

Le 21 septembre 2011, Nicolas Sarkozy annonçait la création d’un pôle public d’investissement pour les entreprises, constitué du FSI, CDC Entreprises et Oséo. Ce projet étant au cœur du programme de Ségolène Royal, alors en campagne pour les primaires du PS, celle-ci a alors crié au plagiat.

Force est de constater, quatre mois après, que la « fusion » annoncée n’a pas eu lieu. Devant la complexité des questions de gouvernance, le projet d’envergure a fait place à un tour de passe-passe.

C’est ainsi qu’Avenir Entreprises, une structure originellement codétenue par CDC Entreprises et Oséo, a été renommée « FSI Régions ». Placée sous la responsabilité du FSI (fonds géré par la CDC), et dotée de 350 millions d’euros supplémentaires, FSI Régions compte au total environ 30 personnes, dont au moins une dans chaque région. En guise de « rapprochement », Oséo s’est vu demander d’améliorer sa collaboration avec le FSI Régions.

Le 29 janvier 2012, alors que tous les candidats débattaient de la nécessaire réindustrialisation de la France, Nicolas Sarkozy est allé plus loin. Au cours d’une intervention télévisée, il a annoncé la création d’une nouvelle banque dédiée à l’industrie, dotée de 1 milliard d’euros issus du grand emprunt.

Qu’à cela ne tienne : le 7 février dernier, à l’occasion de la présentation des résultats annuels d’Oséo, François Drouin a annoncé la création d’Oséo Industrie, filiale à 100 % d’Oséo, dès la fin du mois de février. Elle concentrera à terme toutes les interventions d’Oséo destinées au secteur industriel.

À ce rythme, les programmes des candidats à la présidentielle risquent d’être vidés de leur substance…

À retrouver dans la revue
Revue Banque Nº746