Risques opérationnels

Une constante sous-évaluation ?

Créé le

19.04.2011

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Mis à jour le

03.05.2011

Une particularité des risques opérationnels dans l’assurance est d’être d’importance moindre que dans les banques, en tout cas sur les formules standard : ils représentent 5 à ​10 % ​de fonds propres dans l’assurance, contre environ 20 % pour les banques. Mais les assureurs se rendent compte que les risques opérationnels peuvent être un déclencheur d’autres risques : lors d’un colloque de l’AMRAE, un risk manager d’un groupe coopératif d’assurance présentait une sorte de double vision de la perception des risques dans sa compagnie : sur un plan purement quantitatif, dans Solvency II, les risques opérationnels pesaient effectivement autour de 10 % ; mais évalués sous forme de questionnaire d’experts, ils atteignaient plutôt 60 %. Les risques opérationnels sont aujourd’hui vraisemblablement sous-estimés dans les chiffres réglementaires, tant dans l’assurance que dans la banque. Tous les grands risques bancaires ont à l’origine un déclencheur de nature risque opérationnel.

À retrouver dans la revue
Revue Banque Nº736