C’est au tout début du XXe siècle que la finance américaine s’essaie à la titrisation pour la première fois. Il s’agit déjà de rendre le marché des prêts hypothécaires plus liquide. Mais les montages sont fragiles et ne résistent pas à la crise de 1929. Ils renaissent dans les années 1970, face à l’ampleur de la demande de crédit immobilier que ne peuvent supporter seules les banques. « Aux États-Unis, le financement du logement a longtemps été réservé aux Savings & Loans, qui ne pouvaient exercer que sur une zone géographique précise afin d’éviter qu’elles ne prêtent dans des régions qu’elles connaissaient mal et où elles ne pouvaient donc évaluer le risque immobilier, précise Richard Weiss, dirigeant du groupe d’ingénierie financière spécialisé en titrisation, GTI. Or, la côte Est concentrait l’épargne et l’Ouest avait des besoins de financement. D’où l’invention de ce système permettant d’équilibrer besoins et disponibilités de financement, sans prise de risque inconsidérée. » En Europe, il faudra attendre la fin du XXe siècle et surtout la première moitié des années 2000 pour que ce mode de financement désintermédié prenne son envol. La titrisation est introduite dans la loi française en 1988 sous l’impulsion de Pierre Bérégovoy, alors ministre de l’Économie.
Un peu d'histoire
Un essor dans les années 1970
Créé le
15.07.2010-
Mis à jour le
07.10.2014