| Assureurs | Banques | |
| Business model | Gestion de l’aléa dans une logique de mutualisation, de diversification et de dispersion du risque. | Collecte de dépôts et distribution de crédits. |
| Cycle de production | « inversé » = encaissement des primes en amont, avant toute redistribution, différée dans le temps lors de la survenance de sinistres ou échéances de contrats. | « classique » = la banque a besoin de dépôts pour octroyer des crédits. |
| Actif / Passif (gestion ALM) Volatilité | Les actifs sont le plus souvent très diversifiés et le risque mesuré. La volatilité à court terme des marchés a généralement peu d’impact sur les assureurs. Avec leurs passifs longs (retraite, construction, dépendance…), les assureurs ont souvent un rôle d’investisseur de long terme. Le passif a typiquement une durée moyenne plus longue que les actifs : stabilité du financement | Une exposition souvent significative aux classes d’actifs structurés risqués. Un fort effet de la volatilité des marchés. Les crédits sortis du bilan via des mécanismes de titrisation ont contribué à l’aggravation des effets de la crise. La durée moyenne du passif est plus courte que celle des actifs : danger de ne pas faire face aux obligations si les actifs sont insuffisamment liquides. |
| Solvabilité | La dernière crise a démontré que les règles prudentielles appliquées aux assureurs ont été globalement très efficientes. | Bâle II a clairement montré ses limites lors de la crise, avec de nombreuses banques européennes qui ont dû être recapitalisées. |
| Risque de liquidité | Quasi inexistant compte tenu du cycle de production inversé. | Majeur pour les banques. Le « credit crunch » a été un fort amplificateur de la dernière crise. |
| Risque systémique / interdépendance | Ce risque est quasi inexistant pour le domaine des assurances. | Le système interbancaire tend à entraîner d’autres acteurs bancaires en cascade en cas de crise. |
| Risque de confiance entre acteurs | Ce risque est peu ou pas présent. | Durant les périodes de crise, il y a souvent assèchement des liquidités, les banques n’ayant plus confiance les unes envers les autres. |
| Profil des risques | Les risques d’assurance proprement dits représentent une forte part du profil de risque d’un assureur : diversification et décorrelation des risques de marché. | A contrario, pour les banques, le portefeuille est en corrélation avec l'économie générale, augmentant les risques en période de crise. |
| Pro-cyclicité | Les assureurs jouent souvent un rôle contracyclique pouvant limiter les effets de la crise. | Traditionnellement un fort caractère procyclique. |
Le secteur de l'assurance
Un « business model » très différent de celui des banques
Créé le
24.08.2012-
Mis à jour le
10.10.2012