Les modèles internes utilisés par les plus grandes banques pour calculer leurs actifs pondérés des risques (RWA) sont dans le collimateur du Comité de Bâle. Les régulateurs internationaux avaient annoncé leur volonté de revoir en profondeur ces modèles afin de s’assurer qu’ils ne permettent pas à certains établissements de profiter d'un traitement préférentiel. Ils ont publié un premier rapport sur leurs travaux le 31 janvier, centré sur les actifs comptabilisés dans le portefeuille de négociation (le banking book fera l’objet d’une publication ultérieure). Les résultats révèlent « des écarts considérables » entre les différents établissements. Un quart de ces écarts serait imputable aux choix prudentiels retenus par les différents régulateurs nationaux. Le reste découle des choix de modélisation retenus par les banques, après validation de leur superviseur. « Si une certaine variabilité des pondérations des risques est prévisible, des écarts excessifs imputables à la conception des modèles utilisés par les banques ne sont pas souhaitables lorsqu’ils ne traduisent pas la prise de risque réelle », prévient le président du Comité de Bâle, Stefan Ingves. Ces premiers travaux se sont particulièrement focalisés sur des portefeuilles tests assez basiques. Une seconde étude est prévue pour le courant de l’année sur des portefeuilles plus complexes.
Mesures des risques de marché
Trop de disparités dans les modèles internes
Créé le
05.02.2013-
Mis à jour le
13.02.2013