La transformation de la fonction finance dans la banque : quelle feuille de route ?

Créé le

17.02.2012

-

Mis à jour le

01.03.2012

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Les années 2007-2008, qui marquent le début de la période de crise et d’incertitude que nous traversons actuellement, ont incontestablement joué un rôle déterminant dans l’accélération et le renforcement du périmètre de responsabilités des directions financières des banques, au-delà de leurs missions historiques (production comptable, respect des normes réglementaires, communication financière…).

Ces directions sont devenues des structures complexes, qui travaillent et agissent en interaction forte avec la direction générale, les lignes métier et les autres pôles fonctionnels, et qui sont désormais étroitement associées à la prise de décision, au pilotage et à la maîtrise du risque.

Aujourd’hui, la fonction finance est confrontée à trois principaux efforts de transformation.

 

1. L’optimisation de son fonctionnement et l’amélioration de son efficacité intrinsèque. À cet égard, les retours d’expérience en provenance des directions financières des grands groupes industriels sont précieux : d’une part, en matière de regroupement et de mutualisation d’activités en fonction de leur nature (production de données vs analyse de l’information), d’externalisation des activités à faible valeur ajoutée, ou encore d’automatisation des tâches opérées à grande échelle (contrôles par exemple) ; d’autre part, concernant la standardisation, le gommage des facteurs de complexité inutiles et la réduction accentuée des délais de production des principaux indicateurs d’activité. En ce sens, la mise en œuvre d’une démarche de type « Lean Management » paraît prometteuse.

 

2. La refonte du dispositif de pilotage des ressources, des risques financiers ou opérationnels et de la performance, visant à mettre davantage l’accent sur la modélisation des tendances prévisionnelles que sur l’explication du passé. Là encore, l’expérience issue du secteur industriel est porteuse de valeur : une telle refonte, pour dégager un maximum de bénéfices, doit nécessairement s’accompagner d’une réelle proximité et d’un dialogue rapproché entre la fonction finance et les lignes métier (« business partner »).

 

3. Une convergence accrue avec la fonction risque en termes de processus, de système d’information et de contrôles : mêmes si des ponts existent déjà entre elles, ces deux fonctions coexistent de façon encore relativement cloisonnée.

Ces transformations sont essentielles. Il est vital pour les directions financières qu’elles soient menées à bien au plus vite.

À retrouver dans la revue
Revue Banque Nº746