Thales mise sur les cartes biométriques

Créé le

23.08.2021

À l’heure où Mastercard teste en Corée du Sud des cartes de paiement biométriques avec Samsung, Thales n’est pas en reste et communique sur l’avancée de ses propres cartes biométriques. Le fabricant rappelle ainsi que celles-ci ne sont plus en phase de test, mais qu’elles sont compatibles avec le standard EMV et déjà commercialisées dans plusieurs pays, dont la France. Ainsi, Jean-Marie Dragon, responsable des paiements et des cartes chez BNP Paribas, explique : « Après un pilote concluant avec la carte de paiement biométrique de Thales, nous avons décidé de la proposer à tous nos clients. Cette solution premium relève plusieurs défis, à savoir la commodité, la sécurité et le sans contact. Une procédure d’enrôlement, simple, mais pour autant rigoureuse, a été mise en place en agence pour que les données biométriques ne sortent jamais de la carte. Il s’agit là d’une condition préalable importante, car la confidentialité des données de nos clients est pour nous essentielle. » La banque a lancé la biométrie avec les cartes Visa Premier, mais ce n’est pas un service en standard. Il s’agit d’une option facturée 24 € par an qui demande un enrôlement en agence et qui n’est pas compatible avec d’autres options comme le cryptogramme dynamique, mais également le crédit ou le paiement fractionné. De plus, Thales rappelle que, l’enrôlement passé, l’empreinte enregistrée sur la puce de la carte est uniquement utilisée pour fournir une authentification locale du porteur au moment du paiement sans contact. Ni le vendeur, ni la banque n’ont accès aux données biométriques, qui restent conservées en toute sécurité sur la puce de la carte. « La pandémie de Covid-19 a poussé le secteur des technologies à développer plus de solutions sans contact et a indirectement entraîné une augmentation des transactions exécutées sans deuxième facteur d’authentification. La carte de paiement biométrique assure un paiement sans contact non plafonné, tout en protégeant la confidentialité de ces données hautement personnelles », affirme Bertrand Knopf, vice-président principal des solutions bancaires et de paiement chez Thales. En théorie, la biométrie permet en effet qu’en cas de vol, personne ne puisse utiliser la carte. En pratique, le code PIN reste en doublon pour le cas où l’empreinte digitale ne peut être utilisée (blessure aux doigts par exemple, ou gants en hiver). BNP Paribas exige d’ailleurs une première utilisation de la carte (paiement ou retrait) avec le code PIN pour débloquer la reconnaissance biométrique.

À retrouver dans la revue
Revue Banque Nº859