Dès la création de l’Organisation internationale de la francophonie par le traité de Niamey de 1970, la dimension économique a existé dans l’idée même de francophonie. Mais par le hasard de l’histoire et des crises, les problèmes culturels puis ceux des droits de l’homme et de la démocratie ont tenu la première place. Pourtant, dès la fin de la guerre froide et la chute du mur de Berlin, cette dimension économique est revenue progressivement à la surface : il ne peut pas y avoir une francophonie s’il n’y a pas une économie francophone. Le secrétaire général actuel de l’OIF, Abdou Diouf, qui est un ancien ministre du Plan, un ancien ministre des Finances et un ancien président de la
Autre signe de l’implication de l’OIF dans les questions économiques, lors du sommet de Kinshasa qui s’est tenu en octobre 2012, les chefs d’État ont demandé à l’OIF de présenter pour le sommet de 2014 à Dakar une stratégie économique de la francophonie, c’est-à-dire de déterminer les sujets économiques dans lesquels la francophonie est légitime à intervenir et de faire des propositions, compte tenu des valeurs d’équité, de solidarité, de transparence et de bonne gestion qu’elle défend.
Nous participons donc à l’Union bancaire francophone, parce qu’elle s’inscrit comme un des réseaux francophones économiques parmi les plus intéressants, qu’elle regroupe des entités qui sont en contact avec des usagers, et qu’elle promeut la défense du français en tant que langue économique, juridique, scientifique, technique et non pas seulement comme langue de culture.