La proposition de taxation supplémentaire de l’assurance vie, à l’initiative de François Hollande, candidat du Parti socialiste aux élections présidentielles, aura eu une durée de vie très courte.
Après la première annonce, intervenue le 27 février sur
Cette proposition a été extrêmement mal accueillie par les assureurs vie, qui craignent une raréfaction de l’épargne longue, alors même que la profession est déjà confrontée à un phénomène de décollecte nette depuis le mois d’août
Les ressources issues de la collecte d’assurance vie sont essentielles au financement de l’économie. Les assureurs détiennent ainsi 16 % de la dette de l’État français et 33 % de leurs encours sont constitués par des obligations d’États membres de l’OCDE (voir Tableau 2).
Ces arguments ont porté : le 4 mars dernier, invité du JT de France 3, et interpellé par Nathalie Kociusko-Morizet, François Hollande faisait machine arrière : « Pourquoi je veux garder le système de l’assurance vie ? […] Parce que cet argent va être immobilisé pendant plusieurs années. Et donc il y a toutes les raisons de maintenir les avantages fiscaux qui existent sur l’assurance vie. […] Ensuite, il faut que cette assurance vie soit davantage affectée au financement de l’investissement et des entreprises. […] L’assurance vie aura l’obligation d’avoir davantage de placements en termes d’actions et de financement des PME. »