Stress test et Comité de bäle

Créé le

14.06.2010

-

Mis à jour le

05.10.2010

Le Comité de Bâle a publié ses propositions concernant les stress tests en janvier 2009[1] après avoir établi un état des lieux sur le sujet qui a montré que les tests des banques, soit n’étaient pas assez sévères, soit n’étaient tout simplement pas réalisés, notamment dans le cas où ils s’avèrent complexes à mettre en œuvre. C’est par exemple le cas de scénarios sur les  produits structurés complexes dans un marché peu liquide.

Les recommandations du Comité de Bâle consistent à rappeler que le stress test doit être un des instruments du contrôle interne et qu’il faut aujourd’hui aller plus loin dans cette démarche, notamment en ce qui concerne les hypothèses des scénarios : l’intérêt du stress test est d’être fondé sur des hypothèses extrêmes, mais plausibles compte tenu du profil de risque de l’établissement.

La frontière pour déterminer ces hypothèses extrêmes mais plausibles reste cependant très délicate à trouver : l’enchaînement de crises des dernières années était inenvisageable il y a trois ans. Personne n’avait imaginé un tel scénario. Pas plus d’ailleurs qu’un risque pays aujourd’hui en Europe…

 

 

 

 

[1] « Principles for sound stress testing practices and supervision », publié en janvier 2009 pour consultation jusqu’à fin mars 2009, http://www.bis.org/bcbs/

 

À retrouver dans la revue
Banque et Stratégie Nº282