Les contraintes propres à l’activité de courtier sont inexistantes chez les sociétés d’AFI.
Les courtiers présentent un modèle qui a atteint ses limites (dimension marketing du métier qui exige des analystes qu’ils contactent régulièrement des gestionnaires ou des directeurs financiers ou qu’ils rédigent des commentaires sur les événements marginaux intervenus dans la journée…). Par ailleurs, les courtiers ont un rôle d'intermédiaire, la production de la recherche délivrée à titre gratuit à destination de leurs clients constitue une activité accessoire à l’activité principale de courtage qui favorise la génération de commissions sur les flux.
Cette logique a atteint son apogée avec MIF. Certains n’hésitent pas à qualifier la recherche produite par les brokers de « produit d’appel » ou de «
Enfin, il peut y avoir une distorsion entre les clients des banques qui ont accès à de la recherche gratuite et les petites sociétés de gestion qui peuvent ne pas y avoir accès en raison de leur taille non significative et dans la mesure où les ordres passés quotidiennement à l’intermédiaire sont insuffisants ou les lignes d’ordres représentent des montants peu élevés.
L’activité des courtiers est contradictoire avec la problématique du suivi des valeurs peu liquides.
Les courtiers peuvent couvrir une partie des valeurs petites et moyennes mais leur activité qui exige de générer des volumes de transactions est en contradiction avec le suivi des valeurs peu liquides.
Pour ce qui est des grandes valeurs, le gérant d’une société de gestion a accès à de nombreuses études sur une même valeur ayant une forte capitalisation. L’analyse n’est pas forcément indépendante, mais sa disponibilité génère un consensus. L’opinion que se forge le gérant à partir de l’information disponible peut s’appuyer en interne sur les compétences de l’analyste buy-side.
Pour ce qui est des valeurs petites et moyennes, l’information est inexistante car la notion de flux de transactions est en contradiction avec la notion de petites et moyennes valeurs. De ce fait, l’AFI a un rôle à jouer. Elle doit constituer un moyen mais pas une fin pour ce qui est de la visibilité des