Le 26 mai 2015, l’ACPR a publié son cinquième rapport annuel, qui présente l’ensemble de ses actions pour l’année 2014. Il dresse notamment le bilan de l’activité de la Commission des sanctions pour l’année passée.
Si le nombre de saisines a progressé (onze procédures disciplinaires ayant été ouvertes en 2014, contre sept en 2013 et neuf en 2012), celles-ci ont surtout concerné des organismes du secteur des assurances. Ainsi, aucun établissement de crédit n’a été mis en cause l’année dernière. Le délai moyen d’examen des affaires s’est allongé, passant de neuf mois en 2013 à dix mois en 2014.
La Commission a rendu neuf décisions en 2014, contre dix en 2013. Sept décisions ont porté sur des questions de fond, les deux dernières concernant des aspects de pure procédure. Parmi ces sept décisions, seules deux ont visé des établissements bancaires. La Commission a prononcé – toutes décisions confondues – six blâmes et une interdiction d’exercice d’une durée de dix ans, assortis de sept sanctions pécuniaires allant de 10 000 euros à 50 millions d’euros (soit un montant cumulé de 102,13 millions d’euros, contre 15,42 millions d’euros en 2013). Mais ce montant particulièrement élevé résulte pour l’essentiel de trois sanctions prononcées à l’encontre d’entreprises d’assurance pour des manquements à leurs obligations légales en matière de contrats d’assurance vie non réglés (100 millions pour ces trois décisions).
À l’occasion de ses décisions, la Commission a apporté d’utiles précisions sur les règles procédurales applicables en matière disciplinaire. Elle a énoncé que le respect des droits de la défense et du principe du contradictoire n’implique pas que l’autorité de poursuite réponde de manière détaillée à toutes les observations développées par l’établissement mis en cause. Il appartient cependant à la Commission de mettre en balance l’ensemble des arguments présentés devant elle et des réponses ou des silences qui leur ont été