La première Bourse de marchandises attestée est celle d’Amsterdam, ouverte en 1530, mais il s’agit d’un marché essentiellement au comptant. Une trentaine d’années plus tard cependant, l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert mentionne un marché « conditionnel » à Amsterdam, où l’on vend des marchandises que l’on ne possède pas encore. Acheteurs et vendeurs se réunissent alors dans des auberges, et l’acheteur ne verse qu’un pourboire. Au siècle suivant, avec l’augmentation de la demande notamment française de tulipes, le marché à terme se développe et donnera lieu à la première grande bulle, celle sur le bulbe de tulipe en 1637. Les Hollandais ont cependant fait naître contrats à terme et options sur marchandises, qui ne cesseront de se développer, et dont le négoce se formalisera sous la forme moderne de Bourse à partir du XIXe siècle aux États-Unis et au Royaume-Uni. A contrario de l’exemple de la tulipomanie, les marchés à terme ont permis l’émergence de références de prix transparentes, disponibles pour tous les acteurs, sûres avec l’apparition des chambres de compensation qui centralisent les risques en contrepartie des dépôts de garantie et des appels de marge.