Stabilité bancaire

Pour des stress-tests bancaires réglementaires plus transparents

Créé le

20.02.2018

-

Mis à jour le

08.03.2018

Les auteurs proposent une méthode alternative de stress-tests, où les actifs de la banque sont directement stressés, qui prend en compte les éventuels effets de rétroaction (vente d’actifs, coûts de liquidations), et utilisant uniquement des données publiques. L’objectif est de supprimer l’effet « boîte noire » reproché aux stress-tests actuels.

Les années suivant la crise financière de 2008 ont vu une multiplication des instruments de régulation et de contrôle des banques : ratios de capital réglementaire multiples, ratio de levier, ratio de liquidité, contraintes de publication renforcées pour les EBISm (établissement bancaire d’importance systémique mondiale), stress-tests bancaires.

Ratios et modèles internes

Le ratio de capital réglementaire est défini, depuis les accords de Bâle I, comme le capital réglementaire divisé par les actifs pondérés (RWA, risk-weighted assets). En 2011, le Comité de Bâle a introduit une définition plus stricte des fonds propres Tier 1, le capital de « la meilleure qualité », et le ratio de capital réglementaire minimal associé (Tier 1 capital ratio) est passé de 4 % à 6 % pour chaque banque, cette contrainte s’ajoutant à celle imposant un ratio de capital réglementaire « classique » supérieur à 8 %. Il est toutefois important de noter que la fiabilité du ratio de capital réglementaire comme indicateur de bonne ou mauvaise santé d’une banque est à relativiser. En effet, certaines banques sont autorisées à faire usage de modèles internes pour le calcul des pondérations liées au risque d’un actif. Certaines d’entre elles ont pu manipuler leurs modèles et ainsi minimiser leur RWA afin d’augmenter artificiellement leur ratio de capital réglementaire. Cet arbitrage réglementaire est d’ailleurs explicitement reconnu par le comité de Bâle [1] : « les modèles internes devraient permettre une mesure du risque plus précise que les approches standards conçues par les autorités de contrôle. Néanmoins, il existe des incitations à minimiser les pondérations des risques lorsque les modèles internes servent à établir des exigences minimales de fonds propres ».

Pour limiter de tels arbitrages réglementaires, les banques doivent, depuis 2016, publier leur ratio de levier (leverage ratio) et le maintenir au-dessus de 3 % à partir de 2022 pour les EBISm. Ce ratio de levier est défini comme le ratio entre les fonds propres Tier 1 et l’exposition totale (total exposure), une quantité relativement proche de la valeur totale des actifs du bilan consolidé de la banque et non fondée sur le risque, évitant ainsi les arbitrages pour les banques autorisées à faire usage de modèles internes pour le calcul des pondérations liées au risque d’un actif.

Par ailleurs, l’utilisation des modèles internes a été revue et limitée. Par exemple, l’approche avancée (Advanced Internal Rating Based – A-IRB) est supprimée et les actifs pondérés (RWA) calculés par les banques sur la base de leurs modèles internes ne pourront être inférieurs à un pourcentage, fixé par les autorités de contrôle, des actifs pondérés calculés en méthode standard : 50 % à partir du 1er janvier 2022 et ce chiffre augmentera progressivement pour atteindre le niveau cible de 72.5 % au 1er janvier 2027.

Les contraintes de publication d’informations ont aussi été renforcées pour les banques classées comme EBISm. Celles-ci doivent désormais rendre publics chaque année douze indicateurs [2] parmi lesquels figurent l’exposition totale, les créances transfrontières, le montant notionnel des dérivés OTC ou encore le montant des actifs de niveau 3.

De multiples manières de concevoir un stress-test

Enfin, depuis 2009, les autorités de régulation font également usage d’un nouvel instrument (utilisé en interne par les banques depuis longtemps déjà) pour tester la résistance des banques face à un scénario défavorable, les stress-tests. Ces derniers ont pour origine le domaine de l’ingénierie. Lorsque l’on souhaite étudier la résistance d’un objet quelconque (par exemple, un véhicule) à un choc, il est naturel pour le constructeur de vouloir placer cet objet dans un environnement « stressé », c’est-à-dire dans des conditions d’utilisation qui lui sont défavorables (par exemple, après un choc exogène) et d’analyser les dommages subis, voire la réaction de cet objet à la suite de ce choc.

La littérature sur les stress-tests en finance a véritablement explosé ces dernières années. De nombreuses revues académiques mais aussi des revues de praticiens (par exemple les revues de stabilité financière des banques centrales) publient désormais des articles théoriques et/ou appliqués sur le sujet. L’une des raisons de cet engouement tient aussi au sujet ; il existe en effet de multiples manières de concevoir un stress-test bancaire. Celui-ci peut en effet être fondé sur un bilan statique qui n’autorise pas la réaction des banques ou au contraire sur un bilan dynamique [3] qui incorpore les effets de rétroaction (c’est-à-dire les possibles réactions des banques), être micro prudentiel en supposant que les chocs sont spécifiques (idiosyncratiques) ou au contraire macro prudentiel et fondé sur des chocs communs, ciblé sur une classe d’actifs spécifiques, par exemple ceux du portefeuille de négociation, ou au contraire ceux du portefeuille bancaire, etc.

Les stress-tests réglementaires : indirects et statiques

Les stress-tests réglementaires sont organisés par l’Autorité bancaire européenne en Europe et par la Réserve Fédérale aux États-Unis, leur objectif étant d'évaluer la résistance (résilience) des institutions financières face aux scénarios défavorables du marché. L’ABE comme la Réserve Fédérale mettent publiquement en ligne [4] le guide méthodologique concernant l’implémentation de ces stress-tests réglementaires. Dans la suite de cet article, nous nous focaliserons uniquement sur le cas européen.

Bien que le guide méthodologique pour les stress-tests européens soit modifié et raffiné année après année (le nombre de pages est en effet passé de 70 en 2014 à près de 150 en 2018), le cœur du document n’évolue guère et les hypothèses principales restent les mêmes. Tels que conçus actuellement, les stress-tests européens présentent deux caractéristiques fondamentales :

  1. Stress-test indirect : le stress porte sur les paramètres servant à calculer les actifs pondérés (RWA) ; en particulier, il ne s’agit pas d’une perte directe (scénario défavorable) qui serait comptabilisée dans le compte de résultat de la banque. Par exemple, concernant la RWA associée au risque de crédit, le scénario de stress consiste typiquement à augmenter de quelques points de base la probabilité de défaut ou la perte en cas de défaut et à calculer ainsi la RWA « stressée » pour le risque de crédit. Cet exercice de stress est reproduit pour le risque de marché et le risque opérationnel de sorte que l’on peut ensuite calculer le ratio de fonds propres fondé sur le risque « stressé » et le comparer ainsi au minimum exigé par les régulateurs.
  2. Bilan statique : le bilan des banques est supposé statique. Ceci signifie qu’une banque n’est pas supposée changer la composition de ses actifs en réaction au scénario défavorable du stress-test.
Selon l’ABE, ces stress-tests réglementaires fournissent aux contrôleurs bancaires, aux banques et de manière plus générale à tous les participants de marché, un cadre analytique commun pour comparer et évaluer la résistance des banques et du système bancaire en général face aux chocs. Bien que l’information publique concernant les banques et leurs activités soit beaucoup plus importante aujourd’hui qu’il y a dix ans, il est impossible pour un observateur extérieur de reproduire ces stress-tests réglementaires, notamment parce que le calcul des pondérations des actifs peut dépendre de modèles internes [5] propriétaires, non connus du public.

Par ailleurs, l’hypothèse de bilan statique faite par les stress-tests exclut d’emblée la situation naturelle dans laquelle une banque déciderait de se séparer d’une partie de ses actifs pour restaurer son ratio de capital après une perte, et les potentiels effets de rétroaction et de contagion que de telles ventes pourraient causer.

Ces stress-tests réglementaires, dont l’implémentation est coûteuse en temps et en personnel (le stress-test s’étend en effet sur plusieurs mois et implique de nombreux employés au sein de la banque et du régulateur), sont donc une manière très particulière d’évaluer la résilience du système bancaire. En effet, le stress indirect appliqué sur des paramètres non observables du public les rend opaques et non reproductibles par un observateur extérieur à la banque. Par ailleurs, l’hypothèse de bilan statique de ces stress-tests a pour conséquence de négliger les effets de rétroaction et de contagion bancaire.

Une alternative : des stress-tests directs incorporant les effets de rétroaction

L’objet de la dernière section de cet article est de suggérer une manière directe et dynamique de concevoir un stress-test bancaire et dont la mise en œuvre est à la fois rapide et transparente. Cette approche des stress-tests repose sur un modèle mathématique simple utilisant uniquement des données publiques, contenues dans les rapports annuels des banques ; elle est donc utilisable par n’importe quel observateur extérieur qui voudrait l’implémenter. Nous appuierons cette présentation sur notre article à paraître dans la revue académique Review of Finance [6] en 2018 dans lequel est développée en détail la méthodologie. Pour plus de clarté, nous présentons notre méthodologie de stress-test sur le cas du groupe BNP Paribas, et renvoyons le lecteur à notre article académique cité ci-dessus pour une présentation plus formelle des résultats.

La première étape de notre stress-test est d’utiliser la ventilation du bilan entre portefeuille bancaire (banking book) associé aux activités de prêts et portefeuille de négociation (ou trading book) associé aux activités de marché, et d’en impliciter les pondérations de risque. Le Tableau 1 reproduit cette ventilation du bilan au 31 décembre 2016 [7] .

Le rapport annuel fournit par ailleurs les actifs pondérés (RWA) par type de risque [8] . Nous y trouvons bien entendu les actifs pondérés pour le risque de crédit, le risque de marché et le risque opérationnel, mais également les actifs pondérés pour le risque de contrepartie, le risque de participation en actions et les positions de titrisation du portefeuille bancaire.

À noter que le ratio de capital réglementaire est donné par : v. Equation 1.

Il est supérieur au minimum réglementaire égal à 8 %. Puisque le modèle fait l’hypothèse de deux types de risques uniquement, à savoir risque de crédit et risque de marché, nous affectons en risque de crédit ou risque de marché les actifs pondérés qui ne relèvent pas directement de ces deux risques. Une fois cet exercice effectué [9] , nous obtenons les actifs pondérés pour le risque de crédit et pour le risque de marché (en milliard d’euros) :

  • Actifs pondérés (RWA) pour le risque de crédit : 524,2
  • Actifs pondérés (RWA) pour le risque de marché : 116,5
On peut dès lors impliciter le poids (représentatif) associé au risque de crédit du portefeuille bancaire et le poids (représentatif) associé au risque de marché du portefeuille de négociation. Ces poids sont respectivement égaux à : v. Equation 2.

Notons que ces poids ne sont jamais utilisés directement par la banque pour calculer ses RWA. En pratique, la banque utilise des modèles internes plus ou moins compliqués pour calculer chaque type de RWA. Les poids implicites présentés ci-dessus correspondent à un poids moyen de risque pour les activités de crédit et de marché. Contrairement aux modèles utilisés pour calculer les RWA en interne, ces poids implicites peuvent être calculés grâce à des données publiques et sont donc obtenus de manière complètement transparente.

Une fois ces poids calculés, l’exercice de stress-test peut commencer. Contrairement aux stress-tests implémentés par l’ABE, qui se focalisent essentiellement sur les paramètres non observables utilisés pour calculer les RWA, nous appliquons ici un stress direct sur les actifs de la banque. Considérons par exemple, toutes choses égales par ailleurs, une perte de 5 % pour le portefeuille bancaire de BNP Paribas, dont la valeur passerait ainsi de 1 271,7 milliards d’euros à 1 208,1 milliards d’euros. La perte totale en euros s’élève à 63,6 milliards d’euros et est absorbée par le capital de la banque [10] . Cette perte est beaucoup plus élevée que le coût du risque de 3,2 milliards d’euros que l’on trouve dans le compte de résultat [11] de BNP en 2016. Toutefois, puisqu’il s’agit d’un stress-test, il est utile de considérer un scénario particulièrement défavorable, dont la probabilité pourrait être considérée aujourd’hui comme très faible. À titre de comparaison, vu par exemple de l’année 2005, les faillites de Bear Stern, Lehman Brothers, Fannie Mae, Freddie Mac et AIG la même année auraient été associées à une probabilité insignifiante mais se sont néanmoins matérialisées en 2008. Après un tel choc sur le portefeuille bancaire de BNP Paribas, le bilan de la banque peut donc s’écrire comme indiqué dans le Tableau 3.

En supposant, de manière conservative, les pondérations de risque α et β stables, les actifs pondérés pour le risque de crédit sont désormais égaux à α x 1208,1 = 497,7

Les actifs pondérés pour le risque de marché restent inchangés. Ainsi les actifs pondérés de la banque après ce choc de 5 % dans le portefeuille bancaire valent 497,7+116,5= 614,2 milliards d’euros et le ratio de capital réglementaire de la banque tombe de 14,4 % à : v. Equation 3.

La dernière étape de notre stress-test est d’étudier la potentielle réaction de la banque au stress initial et les effets de rétroaction qui en découlent. Bien que tous les acteurs de marché s’accordent sur l’impact négatif de telles réactions endogènes des banques, les stress-tests omettent explicitement de prendre en compte ces effets. Dans le cas de notre stress de 5 % sur le portefeuille bancaire de BNP Paribas, et qui laisse la banque « sous-capitalisée », avec un ratio de capital de 4.7 %, inférieur au minimum de 8 %, la banque serait naturellement tentée d’agir rapidement pour restaurer son ratio de capital réglementaire au-dessus de 8 % [12] . Pour ce faire, les banques privilégient généralement la liquidation d’une partie de leurs actifs, plutôt que l’émission de nouvelles actions qui diluerait les actionnaires existants et serait coûteuse dans une situation de stress.

Dans le cas où la banque peut vendre ses actifs sans coûts de liquidation, c’est-à-dire en n’ayant pas d’impact sur le prix de vente des actifs, il est optimal pour elle de commencer par vendre les actifs de son portefeuille bancaire, associés à un poids réglementaire implicite plus grand que ceux du portefeuille de négociation. Plus précisément, on peut montrer que dans le cas étudié ici, BNP Paribas devrait liquider 51 % de son portefeuille bancaire, soit une valeur d’environ 614 milliards d’euros, pour restaurer son ratio de capital réglementaire au-dessus de 8 %. Ainsi notre cadre de stress-test permet d’anticiper de tels phénomènes de liquidations, connus pour leurs effets déstabilisateurs.

Prendre en compte les coûts de liquidation

La situation n’est plus aussi simple en présence de coûts de liquidation, c’est-à-dire lorsque le prix de vente est impacté négativement selon la quantité vendue par la banque, générant des pertes endogènes à mesure que la banque vend ses actifs. Par exemple, la banque continuera de liquider en priorité son portefeuille bancaire tant que les coûts de liquidation associés ne sont pas trop importants, mais devra liquider plus que les 51 % cités dans le paragraphe précédent, pour compenser les pertes dues à ces frictions. En revanche, si ces coûts de liquidation excèdent 1.8 %, il sera alors optimal pour la banque de liquider d’abord son portefeuille de négociations, même si celui-ci est associé à un poids réglementaire moins important. Bien entendu, si la liquidation du portefeuille de négociations génère elle-même des frictions, la stratégie optimale dépendra de manière plus complexe des paramètres du problème, mais peut être quantifiée explicitement.

Il est intéressant de noter que lorsque les coûts de liquidations sont assez grands, une banque qui parvient à absorber un choc exogène peut être amenée à une situation d’insolvabilité alors qu’elle vend ses actifs pour essayer de restaurer son ratio de capital au-dessus de 8 %. Ces situations peuvent être anticipées grâce à notre cadre de stress-test, et ce de manière complètement transparente. Cela pourrait alors justifier que le régulateur demande en amont à une telle banque de renforcer sa capitalisation (de telles contraintes additionnelles de capital existent pour les EBISm seulement, et sont perçues comme arbitraires car non justifiées par un modèle quantitatif), ou encore, une fois le choc passé, que le régulateur autorise la banque à opérer temporairement avec un ratio de capital réglementaire en dessous de 8 % pour ne pas la plonger dans une spirale de ventes forcées (ce genre de décisions est en ligne avec la volonté du régulateur d’introduire des contraintes de capital contracycliques).

Conclusion

Les stress-tests bancaires implémentés par l’ABE ont pour but d’évaluer la résilience des banques européennes, en fournissant un cadre commun d’analyse. Tels que conçus actuellement, ces stress-tests sont opaques et ne prennent pas en compte le risque endogène généré par les liquidations des banques en période de stress. Les résultats de ces stress-tests ont d’ailleurs été régulièrement remis en question par le passé. Nous proposons ici un cadre transparent de stress, où les actifs de la banque sont directement stressés, et qui prend en compte les éventuels effets de rétroaction dus typiquement aux coûts de liquidations dans un environnement stressé. Notre démarche permet ainsi de quantifier les effets d’un choc de manière simple, en utilisant des données publiques. Elle peut être utilisée en complément des outils actuels d’évaluation du risque bancaire, notamment pour confirmer ou infirmer les résultats des stress-tests classiques.

 

 

1 Voir le document du Comité de Bâle de décembre 2017 « Finalisation de Bâle III En bref ».
2 Ces douze indicateurs sont publiquement disponibles sur le site de l’Autorité bancaire européenne pour les années 2014 jusqu’à 2017 pour les banques des différents pays : http://www.eba.europa.eu/risk-analysis-and-data/global-systemically-important-institutions/2017. Voir aussi notre article sur le sujet, Braouezec Y et Wagalath L, (2016), « Evaluation du risque systémique bancaire », Banque et Stratégie n° 346, p. 36.
3 Une discussion très intéressante sur ce sujet est offerte dans le chapitre 7 du récent livre de Bennani T., Clerc L., Coudert V., Dujardin M. et Idier J., Politique macroprudentielle : prévenir le risque systémique et assurer la stabilité financière, Pearson, 2017.
4 Voir, pour l’Europe, http://www.eba.europa.eu/risk-analysis-and-data/eu-wide-stress-testing et, pour les Etats Unis, https://www.federalreserve.gov/supervisionreg/ccar.htm.
5 Les modèles propriétaires sont utilisés pour estimer les paramètres des modèles tels que la probabilité de défaut ou le taux de recouvrement. En revanche, la fonction qui fournit les poids règlementaires à paramètres donnés est exogène pour la banque.
6 Braouezec Y et Wagalath L., « Risk-Based Capital Requirements and Optimal Liquidation in a Stress Scenario », Review of finance, à paraître: https://doi.org/10.1093/rof/rfw067. Le lecteur intéressé pourra également trouver dans cet article une revue de littérature sur le sujet.
7 Voir le rapport annuel de BNP Paribas, page 341.
8 Voir le rapport annuel, page 262.
9 Nous affectons en actifs pondérés au titre du risque de marché les actifs pondérés au titre du risque de contrepartie, du risque de participation en actions et une partie du risque opérationnel.
10 À noter que si le portefeuille bancaire perdait plus de 7,4 %, la perte totale serait supérieure au capital de la banque, laissant la banque dans une situation d’insolvabilité.
11 Voir le rapport annuel de BNP, page 134.
12 À noter que lorsque le choc est en-dessous de 3,4 %, le capital réglementaire après le choc reste supérieur à 8 % et la banque n’a pas besoin de réagir.

À retrouver dans la revue
Revue Banque Nº818
Notes :
11 Voir le rapport annuel de BNP, page 134.
1 Voir le document du Comité de Bâle de décembre 2017 « Finalisation de Bâle III En bref ».
12 À noter que lorsque le choc est en-dessous de 3,4 %, le capital réglementaire après le choc reste supérieur à 8 % et la banque n’a pas besoin de réagir.
2 Ces douze indicateurs sont publiquement disponibles sur le site de l’Autorité bancaire européenne pour les années 2014 jusqu’à 2017 pour les banques des différents pays : http://www.eba.europa.eu/risk-analysis-and-data/global-systemically-important-institutions/2017. Voir aussi notre article sur le sujet, Braouezec Y et Wagalath L, (2016), « Evaluation du risque systémique bancaire », Banque et Stratégie n° 346, p. 36.
3 Une discussion très intéressante sur ce sujet est offerte dans le chapitre 7 du récent livre de Bennani T., Clerc L., Coudert V., Dujardin M. et Idier J., Politique macroprudentielle : prévenir le risque systémique et assurer la stabilité financière, Pearson, 2017.
4 Voir, pour l’Europe, http://www.eba.europa.eu/risk-analysis-and-data/eu-wide-stress-testing et, pour les Etats Unis, https://www.federalreserve.gov/supervisionreg/ccar.htm.
5 Les modèles propriétaires sont utilisés pour estimer les paramètres des modèles tels que la probabilité de défaut ou le taux de recouvrement. En revanche, la fonction qui fournit les poids règlementaires à paramètres donnés est exogène pour la banque.
6 Braouezec Y et Wagalath L., « Risk-Based Capital Requirements and Optimal Liquidation in a Stress Scenario », Review of finance, à paraître: https://doi.org/10.1093/rof/rfw067. Le lecteur intéressé pourra également trouver dans cet article une revue de littérature sur le sujet.
7 Voir le rapport annuel de BNP Paribas, page 341.
8 Voir le rapport annuel, page 262.
9 Nous affectons en actifs pondérés au titre du risque de marché les actifs pondérés au titre du risque de contrepartie, du risque de participation en actions et une partie du risque opérationnel.
10 À noter que si le portefeuille bancaire perdait plus de 7,4 %, la perte totale serait supérieure au capital de la banque, laissant la banque dans une situation d’insolvabilité.