L’une des informations les plus fréquemment regardées avant d’investir dans un fonds est sa performance passée. Celle-ci n’a pourtant que très peu de pouvoir prédictif – voire aucun – sur les résultats futurs. En outre, la performance absolue d’un fonds sur une période de cinq ou dix ans ne reflète pas celle qui a réellement été perçue par l’investisseur, car il n’a généralement pas été investi dans le fonds pendant ces périodes définies arbitrairement. Les investisseurs, largement encouragés par des campagnes publicitaires agressives, ont en effet malheureusement tendance à acheter les fonds après des phases de forte surperformance. Inversement, ils tendent à jeter l’éponge et à les vendre suite à une forte baisse, comme ce fut le cas à la fin de l’année 2008, se privant ainsi du rebond de 2009. Un indicateur plus représentatif de l’expérience réellement vécue par les investisseurs consiste à pondérer les résultats d’un fonds par les flux de souscriptions et de rachats qu’il enregistre. Cette mesure, appelée la performance de l’investisseur, fait apparaître des écarts très significatifs avec la performance absolue. Sans surprise, cet écart est d’autant plus important que le fonds ou la classe d’actifs considéré est volatil, à l’instar des fonds marchés émergents ou sectoriels. C’est en effet sur ce type de supports que les investisseurs ont généralement le plus mauvais timing. Cela n’implique pas qu’il faille s’en désintéresser, mais requiert de l’investisseur qu’il reste vigilant quant à ces écarts entre ces deux mesures de performance.
Gestion d'actifs
Performance : comment la mesurer ?
Créé le
12.10.2015-
Mis à jour le
29.10.2015