Royal Bank of Scotland (RBS) va loger ses actifs les plus risqués dans une structure de défaisance (bad bank) interne en vue d’en céder la majeure partie. Au final, la banque britannique, partiellement nationalisée en 2008, ne sera donc pas scindée en deux. Cette décision découle du rapport commandé en juin dernier par le Trésor britannique. En effet, ce rapport recommande la création d’une structure interne plutôt qu’externe, en raison du coût que cette dernière option aurait eu pour le contribuable. Dans les faits, RBS va transférer 38 milliards de livres d’actifs toxiques dans une nouvelle entité baptisée « RBS Capital Resolution », laquelle sera opérationnelle en 2014. La banque britannique prévoit ensuite d’en céder de 55 à 70 % d’ici 2 ans. Ainsi délestée de ses actifs à risques, elle pourra alors envisager sa privatisation. Parallèlement à la création de cette structure de cantonnement, la banque a également annoncé l’accélération de la cession de sa filiale bancaire aux États-Unis (Citizens), qui sera introduite en Bourse dès l’an prochain pour une vente attendue d’ici la fin de l'année 2016.
Lloyds Banking Group (LBG) a annoncé la vente de sa filiale Scottish Widows Investment Partnership (SWIP) à l’écossais Aberdeen Asset Management pour 550 millions de livres. En échange, la banque britannique recevra 132 millions de titres d’Aberdeen AM, soit environ 9,9 % de son capital. La transaction comprend également la signature d’un partenariat stratégique entre les deux parties avec la possibilité, en fonction des performances à venir, d’un versement en numéraire de 100 millions de livres supplémentaires sur 5 ans à LBG. Cette acquisition présente un double intérêt. D’une part, Aberdeen devient ainsi le plus important gérant européen coté en Bourse, avec 336 milliards de livres d’actifs sous gestion ; d’autre part, cette opération lui permet d’afficher un profil plus équilibré en termes géographique et de produits. Aujourd’hui, son portefeuille est très orienté vers les marchés émergents d’Asie et les actions. En revanche, celui de SWIP marque une empreinte plus forte sur le marché britannique et les produits de taux (voir Encadré 3).
Julius Baer a annoncé le rachat, pour un montant non dévoilé, du gestionnaire de fortune indépendant WMPartners Wealth Management. Cette transaction se déroulera en deux temps. Tout d’abord, la banque suisse va reprendre les actions de son compatriote WMPartners ; puis, sa filiale Infidar Conseils en Investissements fusionnera avec WMPartners. Fondé en 1971, ce dernier dispose d’une vingtaine de collaborateurs qui gèrent quelque 2 milliards de francs suisses d’actifs. Cette opération va donner naissance à l’un des plus grands gérants de fortune indépendants helvétiques. Après la fusion, le nouvel ensemble comptera une cinquantaine de salariés et plus de 4 milliards de francs suisses (3,24 milliards d’euros) d’actifs sous gestion. Par ailleurs, il collaborera avec une trentaine de banques dépositaires. Même si la nouvelle entité appartient au groupe Julius Baer, elle restera néanmoins indépendante, tant sur le plan des décisions de placement que sur la sélection des banques dépositaires. La transaction devrait être finalisée au premier trimestre 2014.