Panorama des principales opérations dans le monde

Créé le

16.10.2013

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Mis à jour le

05.08.2014

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  • Royal Bank of Scotland (RBS) a annoncé la vente de 314 de ses agences britanniques à un groupe d’investisseurs piloté par les fonds américains Corsair Capital et Centerbridge Partners, aux côtés de RIT Capital Partners et du bras financier de l’Église d’Angleterre. RBS devait initialement vendre ces agences à Banco Santander, pour environ 1,7 milliard de livres, mais la banque espagnole y avait finalement renoncé en octobre 2012. En échange d’un apport de 600 millions de livres, le consortium recevra des obligations émises par RBS qui seront converties en parts de la nouvelle entité au moment de son introduction en Bourse, prévue en 2015. Ces 314 agences seront rebaptisées au nom de la banque Williams and Glyn’s, une vieille marque du groupe bancaire. La cession de cette activité, dont les actifs atteignent environ 20,5 milliards de livres, a été imposée à la banque britannique par les autorités européennes, suite à son renflouement par des fonds publics en 2008.
  • Dexia a signé un accord de cession de sa filiale de gestion d’actifs avec New York Life Investments Management. Les deux parties étaient entrées en négociations exclusives le 19 septembre dernier suite au rejet de l’offre du gestionnaire d’actifs londonien FinEx Capital Management. La société de gestion américaine, filiale à 100 % de New York Life Insurance Company, va débourser quelque 380 millions d’euros, soit le même prix que celui proposé en décembre 2012 par le fonds d’investissement hongkongais GCS Capital. Cette opération va permettre à l’acteur américain, fort de 388 milliards de dollars d’encours sous gestion, d’accélérer son développement à l’international et notamment sur le marché européen. Au 31 juillet 2013, Dexia Asset Management gérait 74 milliards d’euros d’actifs à travers ses centres de gestion localisés à Paris, Bruxelles, Luxembourg et Sydney.
  • KBC a annoncé la vente de sa filiale allemande à un groupe d’investisseurs américains parmi lesquels figurent notamment les fonds d’investissement Apollo Global Management et Grovepoint Capital, ainsi que le fonds de pension texan Teacher Retirement System of Texas (TRS). Située à Brême, KBC Bank Deutschland comptait 180 salariés et 2,6 milliards d’euros d’actifs à la fin 2012. Spécialisée dans les services bancaires et financiers aux PME, elle est aussi active dans le financement immobilier professionnel, le financement d’acquisitions, la gestion d’actifs institutionnels et la gestion de patrimoine pour une clientèle allemande très aisée. À l’issue de l’opération, le bancassureur belge approchera du terme de son processus de cessions qu’il avait initié suite à un accord conclu en novembre 2009 avec la Commission européenne. Au total, KBC aura cédé une vingtaine d’actifs depuis la fin 2008, ce qui lui a permis de réduire son bilan de près de 40 %.
  • Eurobank a été autorisé à racheter ses compatriotes Hellenic Postbank et Proton Bank par le Fonds de stabilité financière hellénique (HFSF). Cette double cession était prévue dans le cadre du plan de sauvetage de la Grèce signé par Athènes avec la Troïka en échange du versement d’une nouvelle tranche d’aide. Au préalable, Postbank et Proton ont été « nettoyés » de leurs actifs toxiques. Le HFSF détient non seulement la totalité du capital de ces deux établissements, mais également 93,6 % d’Eurobank, la quatrième banque du pays. Le nouvel ensemble sera l’un des principaux acteurs du secteur bancaire grec avec 82,1 milliards d’euros d’actifs, environ 20 700 collaborateurs, un réseau de plus de 1 150 agences et une part de marché sur les dépôts et les crédits proche de 20 %. Cette opération s’inscrit dans le mouvement récent de consolidation du paysage bancaire grec (voir Encadré 2). À la fin juin 2013, les quatre principales banques grecques détenaient 91 % des actifs totaux du secteur, contre 59 % avant la crise.

À retrouver dans la revue
Revue Banque Nº765