Panorama des principales opérations dans le monde

Créé le

12.03.2013

-

Mis à jour le

26.03.2013

  • Rabobank a cédé 90,01 % du capital de sa filiale de gestion d’actifs Robeco au groupe de services financiers japonais Orix, pour un montant de 1,935 milliard d’euros. Le gestionnaire d’actifs néerlandais était en vente depuis avril 2012 dans le cadre de la stratégie de recentrage annoncée par sa maison mère. Fort de plus de 1 500 salariés et présent dans 15 pays, Robeco a connu l’an dernier une croissance de 26 % de ses actifs sous gestion à 189 milliards d’euros – avec 18,4 milliards de collecte nette – et enregistré un bond de 47 % de son résultat net à 197 millions d’euros (voir Encadré 2). Basé à Tokyo, Orix est un groupe diversifié de services financiers, dont les activités vont du crédit à l’immobilier en passant par l’assurance vie et la banque. Le groupe nippon signe sa plus grosse acquisition depuis sa création en 1964 et confirme ainsi sa volonté d’expansion internationale dans le métier de la gestion d’actifs. Fin 2010, il avait déjà racheté l’américain Mariner Investment Group.
  • BBVA va céder sa participation de 64,3 % dans sa filiale chilienne, AFP Provida, à l’américain MetLife, pour environ 2 milliards de dollars. En novembre dernier, la banque espagnole s’était déjà séparée de sa filiale mexicaine au profit du numéro un bancaire local, GF Banorte, pour 1,6 milliard de dollars. AFP Provida disposait de 45,3 milliards de dollars d’actifs sous gestion, pour 1,8 million de clients au 30 septembre 2012. Il s’agit du plus important administrateur de fonds de pension privé du pays. Cette opération s’inscrit dans la stratégie actuelle du groupe d’assurance américain, qui souhaite se renforcer en priorité dans les marchés émergents, et notamment ceux d’Amérique latine. A l’issue de cette transaction, la contribution des pays émergents aux résultats de MetLife progressera de 3 points, passant de 14 à 17 %. La finalisation de l’opération est prévue au troisième trimestre 2013.
  • HSBC a annoncé la vente, pour 2,1 milliards de dollars , de sa filiale panaméenne à Bancolombia. Elle est présente dans les activités suivantes : banque, gestion d’actifs, assurance et courtage. Au 30 septembre 2012, HSBC Panama était la deuxième plus grande banque du pays, avec un total de 7,6 milliards de dollars d’actifs, 5,7 milliards de prêts, 5,5 milliards de dépôts et un réseau de 57 agences au service de 420 000 clients. La présence de la banque sino-britannique en Amérique latine avait déjà été fortement réduite l’an passé par le biais de deux cessions au bénéfice d’établissements colombiens. Il s’agit, d’une part, de la sortie de Colombie, du Pérou, du Paraguay et d’Uruguay au profit de Banco GNB Sudameris et, d’autre part, de la vente à Banco Davivienda de ses activités au Costa Rica, au Salvador et au Honduras. HSBC va désormais concentrer ses efforts sur les trois principaux marchés du continent sud-américain, à savoir le Brésil, le Mexique et l’Argentine. Déjà leader en Colombie, Bancolombia va pour sa part devenir le numéro un bancaire au Panama et en Amérique centrale.
  • Unicaja a proposé une offre ferme pour le rachat de Banco Ceiss, une entité née en 2010 du rapprochement entre les anciennes caisses d’épargne castillanes Caja Espana et Caja Duero. Les deux protagonistes étaient entrés en négociations en vue d’une fusion le 14 avril 2011. En décembre dernier, le processus d’intégration avait été rompu à l’initiative de Unicaja en raison des graves difficultés financières rencontrées par Banco Ceiss. Faute de repreneur, l’État espagnol avait envisagé début février une procédure de nationalisation de l’établissement. L’offre initiée par la banque andalouse est néanmoins soumise à la réalisation de plusieurs conditions préalables, dont le soutien financier du Fonds de restructuration bancaire (Frob) ainsi que la fermeture de 265 agences et le licenciement de 1 500 salariés. Le bouclage de l’opération est prévu pour le 30 juin prochain. La Banque d’Espagne a déjà donné son feu vert. Il reste à obtenir l’aval de la Commission européenne.

À retrouver dans la revue
Revue Banque Nº759