Imperceptiblement ancrés dans la vie quotidienne des consommateurs, les paiements sont devenus une priorité pour répondre à divers scénarios commerciaux, mais sont également des leviers essentiels pour offrir une expérience utilisateur toujours plus rapide et plus fluide. Les moyens de paiement n’ont jamais été aussi nombreux. Les fondamentaux restent les mêmes, à savoir le traitement d'une transaction ou comment réaliser un échange de fonds contre un bien ou un service. Les espèces sont encore largement utilisées, le chèque, bien qu’en perte de vitesse, est encore un moyen de paiement populaire, tandis que la carte bancaire, longtemps considérée comme le symbole d’une nouvelle ère, se renouvelle et s’adapte en permanence – dernièrement le sans contact ou, plus récemment, la biométrie. On ne dénombre pas moins de 81 millions de cartes bancaires en circulation en France. 96 % des Français en détiennent au moins une.
Industrie en pleine révolution, les paiements se positionnent sur un marché au fort potentiel. Il représente potentiellement plus de 2 000 milliards de dollars de revenus en 2025, ce qui ne laisse pas indifférentes les néobanques et la big tech, qui font le pari d’une digitalisation massive et soutiennent l’émergence de nouveaux outils, tels que le porte-monnaie électronique ou le paiement par smartphone. Ces nouveaux acteurs ont la volonté de créer de nouveaux parcours client, mais il s’agit surtout pour eux de concurrencer les banques traditionnelles et, notamment, de s’emparer des commissions de transaction et autres frais bancaires.
Le défi des nouveaux parcours de paiement
Les commerçants sont les premiers à observer un changement de comportement chez les consommateurs et à vouloir créer de nouveaux parcours de paiement pour les séduire et accroître leurs ventes – une situation qui s’est renforcée avec la crise sanitaire. Pour autant, la multiplication des moyens de paiement n’est pas sans poser des difficultés aux banques, qui voient les couches technologiques s’accumuler sans pour autant en maîtriser complètement les schémas. Il leur faut concurrencer les acteurs digitaux, mais les types de paiement prolifèrent à une vitesse telle qu’il est difficile pour les plateformes bancaires existantes de suivre ce rythme. Le coût et le temps nécessaires pour modifier, tester et déployer les nouveaux outils peuvent devenir ingérables. Pour suivre le rythme de l’innovation et gérer toutes les formes de paiement, les banques sont contraintes d’élargir leur éventail de services et de multiplier les canaux d’interaction avec des partenaires externes.
Elles doivent également s’engager vers de nouveaux chantiers et envisager des écosystèmes plus ouverts, la DSP2 (deuxième directive européenne sur les services de paiement) ayant donné le feu vert à l’open banking pour favoriser la concurrence et développer des offres plus personnalisées sur le marché. Ce modèle pourrait lui aussi redessiner les usages en matière de transparence des institutions financières et il remet en cause la gestion des données client en les catalysant. Multipliant les possibilités de fraudes, il exige des banques un plus haut niveau de sécurité, avec une approche multicouche. S’y ajoutent les paiements instantanés, incluant notamment le protocole SEPA, qui, avec sa capacité à réduire les frais de gestion, présente un potentiel important. Pour répondre à ces défis, il existe un système fiable, répondant aux réglementations, notamment avec l’implémentation de méthodes d’authentification forte et une rationalisation des back-offices.
Pour créer un écosystème de paiements robuste et fluide et le pérenniser, les systèmes bancaires doivent évoluer et s’améliorer, que ce soit pour le retrait sur un automate, le paiement mobile ou les transactions peer-to-peer (P2P). C’est indispensable, sous peine de perdre des clients. Les paiements sont un enjeu de taille pour les banques traditionnelles et leurs activités de détail mises à mal par des taux d’intérêt toujours très bas. Afin de soutenir la croissance des banques, il devient urgent d’adopter une vision holistique des paiements.
Vers la simplification
Dans un contexte d’innovation permanente, pour à la fois continuer à offrir des systèmes de paiement traditionnels et se préparer à la prochaine génération, les banques doivent s’appuyer sur des plateformes de traitement flexibles, dotées d’une architecture à la pointe de la technologie et à l'épreuve du temps. Un système de paiement moderne doit libérer de la valeur grâce à une efficacité opérationnelle, une expérience client optimisée et la perspective de nouvelles sources avec la gestion des données et du coût des opérations.
Ainsi, la dimension universelle des paiements oblige-t-elle désormais les banques à des processus facilitant l’interopérabilité. Les technologies les plus récentes permettent la mise en œuvre de plateformes de gestion plus intelligentes qui délivrent un cadre conforme, sécurisé et fiable. Avec le cloud, adapté à l'environnement de paiement d’aujourd’hui, les banques peuvent libérer les systèmes IT d’infrastructures consommatrices en ressources. Avec les plateformes de paiement de nouvelle génération, les processus de trésorerie, d’encaissement et de règlement sont réinventés, grâce à un routage intelligent, une gestion en continu et des mises à jour immédiates, et ce quel que soit le type de paiement utilisé.
L’abondance des solutions de paiement sur le marché impose aux banques de s’appuyer dès maintenant sur l’expertise de partenaires ayant une vision globale. Les technologies et les infrastructures existantes ne suffisent plus. Pour répondre aux nouveaux usages des consommateurs, avides de moyens de paiement flexibles et mobiles, et leur offrir une expérience omnicanal transparente, les banques doivent pouvoir intégrer les dernières solutions de paiements, incluant les paiements en temps réel dans un écosystème unique. Plus que jamais, au moment où elles cherchent de nouvelles sources de revenus et à rester opérationnelles, elles doivent mettre les paiements au cœur de leur stratégie en faveur d’une monétisation moderne.