La Commission européenne ne révélera pas les détails de son plan avant le début de l’année prochaine, mais son vice-président, Valdis Dombrovskis, et le commissaire à l’Économie, Paolo Gentiloni, ont d’ores et déjà indiqué, le 19 octobre dernier, que s’il est bien prévu de relancer le Pacte de stabilité et de croissance (PSC), Bruxelles le fera avec prudence, tenant compte des conséquences de la crise sanitaire et des besoins en investissements publics en faveur de la transition écologique. Les débats s’annoncent houleux entre les pays « frugaux » du nord et les « dépensiers » du sud, France en tête. Paris a d’ores et déjà prévenu que les règles actuelles, qui obligent les pays les plus endettés à ramener leur dette à 60 % de leur PIB en vingt ans et limitent le déficit à 3 % du PIB, étaient « obsolètes ». Même son de cloche en Belgique. Dans ces conditions, l’identité du ministre des Finances de la future coalition tricolore en Allemagne est très attendue…