Début août, le groupe américain de cybersécurité NortonLifeLock, ex-Symantec, a annoncé qu’il allait racheter son rival tchèque Avast, pour un montant compris entre 8,1 et 8,6 milliards de dollars, en numéraire et en actions. Le nouvel ensemble totalisera plus de 500 millions d’utilisateurs dans le monde et conservera deux sièges sociaux : l’un aux États-Unis et l’autre en République tchèque. « Cette transaction est un énorme pas en avant dans la sécurité informatique pour les consommateurs », se félicite Vincent Pilette, directeur général de Norton. En effet, comme Avast, NortonLifeLock a recentré ses activités vers le grand public, délaissant les professionnels, depuis la vente de sa division dédiée à Broadcomm en 2018. Le plus grand défi sera de convaincre les clients d’Avast d’abandonner le modèle freemium de la société (avec des logiciels gratuits qui deviennent payants pour qui veut activer des fonctions plus avancées) pour un abonnement payant. En effet, si Avast revendique 435 millions d’utilisateurs, seuls 16,5 millions d’entre eux sont facturés. Une fois l’opération finalisée, Vincent Pilette sera DG de la nouvelle société et la présidence sera assurée par Ondřej Vlček, actuel directeur d’Avast.