MIFID II restreint la négociation de gré à gré, en imposant une obligation de négociation des actions et des produits dérivés (éligibles à la compensation) sur des lieux d’exécution réglementés (MTF,
OTF
[1]
) ou fortement encadrés (internalisateurs systématiques). Ces contraintes doivent permettre aux investisseurs d’avoir une meilleure visibilité sur les mécanismes de formation des prix avant la négociation, sur les volumes/prix finalement exécutés et de faire jouer la concurrence. Les modèles opérationnels doivent s’adapter :
- d’une part, pour répondre aux obligations de meilleure exécution (par exemple, mettre en place des processus pour comparer le prix d’exécution avec un prix de référence) ;
- d’autre part, pour capturer et publier un grand nombre de données d’exécution avec une digitalisation des ordres exécutés à la voix (téléphone, messagerie, e-mail) et un recours croissant aux plates-formes électroniques.
Ce mouvement de transformation a été initié suite à MIFID I pour les actions ; il se renforce et s’étend aux autres classes d’actifs. En réaction, les acteurs doivent reconsidérer leur modèle d’exécution actuel. Faut-il s’adapter au régime d’internalisateur systématique ? Opérer un OTF sous une autre entité légale ? Réduire l’activité en compte propre ?
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MTF : Multilateral Trading Facilities ; OTF : Organised Trading Facilities.