Robotic Process Automation

Moteur de transformation digitale et d’efficacité opérationnelle ?

Créé le

13.07.2016

-

Mis à jour le

29.09.2016

La Robotic Process Automation (RPA), ou l’automatisation des processus par des « robots logiciels », répond à une stratégie d’efficacité opérationnelle. La multiplication de cas pratiques vient valider cette solution. Des technologies plus complexes se présentent déjà en concurrents.

Dans un contexte réglementaire et économique contraignant, la compliance et l’efficacité opérationnelle sont devenues les principales priorités des acteurs de la finance. Des techniques innovantes permettent aujourd’hui de sécuriser les processus et de réduire les coûts, tout en améliorant l’expérience client. Une des solutions s’appelle Robotic Process Automation (RPA) et son chiffre d’affaires pourrait atteindre 5 milliards de dollars d’ici 2020 [1] .

En déployant des robots RPA sur le traitement des opérations débitrices, une banque de détail a constaté une économie de 80 % sur les coûts tout en augmentant la satisfaction clientèle et l’épanouissement de ses salariés [2] .

Ses avantages clés…

Le coût et la rapidité : en moyenne, le coût d’un robot RPA est trois fois moins élevé que celui d’un employé à temps plein et il travaille 24/7/365 [3] . En remplaçant un salarié à temps plein par un robot RPA sur la saisie de formulaire d’assurance, le temps de traitement a été divisé par 3 et l’entreprise a rentabilisé son investissement en moins de 6 mois [4] .

L’évolutivité : une équipe de robots peut être aussi petite ou large que de besoin, et des robots additionnels peuvent être déployés rapidement sans engendrer de coût supplémentaire – ou résiduel – via une plateforme Cloud notamment. Il est même possible de « former » des dizaines, voire des centaines de robots en même temps, à partir du moment où le worflow est défini.

L’exactitude et le contrôle : les robots RPA peuvent effectuer la même tâche de la même manière à chaque fois sans faire d’erreur ou d’usage frauduleux. Lorsqu’ils rencontrent une transaction qui ne rentre pas dans les règles définies, la transaction est mise de côté afin qu’un humain la traite par la suite.

L’analyse : un « robot logiciel » est conçu pour renvoyer un grand nombre de données de performance sous la forme d'analyses clés. Cela permet de tracer ce que font les robots en tout temps : le nombre de transactions traitées, les cas d’exceptions, etc.

La RPA peut venir remplacer ou compléter une stratégie telle que l’outsourcing, du fait qu’elle engendre une économie de 35 à 65 % sur les processus in-house et de 10 à 30 % sur les opérations délocalisées [5] . En pratique, les « robots logiciels » se connectent aux applications avec un identifiant et un mot de passe, puis exécutent à l’écran les tâches basées sur des règles pour lesquelles ils ont été paramétrés. Ces assistants virtuels déchargent l’employé des tâches répétitives pour qu’il se consacre à des activités à plus forte valeur ajoutée, nécessitant une prise de décision complexe.

...et ses challenges

La RPA se présente comme un liant permettant l’interaction optimale entre les outils IT existants et peut s’inscrire dans une stratégie de digitalisation. Son efficacité dépend de l’optimisation des processus opérationnels. Des éditeurs et intégrateurs observent que l’amélioration continue post-déploiement RPA maximise les avancées. Les robots RPA n’apprennent pas de manière autonome ; c’est leur gage de fiabilité mais c’est aussi leur propre limite. Des technologies plus complexes se présentent déjà en concurrents, avec notamment la Smart Process Automation (SPA) et l’Intelligence Artificielle (IA).

 

1 Étude de Transparency Market Research, 2015, sur le chiffre d’affaire des éditeurs RPA.
2 Source du site de Blue Prism, éditeur.
3 Source du site de UiPath, éditeur.
4 Source du site de l’Institute for Robotic Process Automation (IRPA).
5 Étude de Everest Group, 2015.

À retrouver dans la revue
Revue Banque Nº800
Notes :
1 Étude de Transparency Market Research, 2015, sur le chiffre d’affaire des éditeurs RPA.
2 Source du site de Blue Prism, éditeur.
3 Source du site de UiPath, éditeur.
4 Source du site de l’Institute for Robotic Process Automation (IRPA).
5 Étude de Everest Group, 2015.