Certaines institutions de microfinance se sont essayées à l’octroi de microcrédits verts dédiés à l’achat de panneaux solaires ou de réchauds éco-efficients. Mais les fournisseurs d’énergie solaire ont pris une longueur d’avance. « Ils sont ultra-dynamiques et ultra-capitalisés. Ils ont compris ce marché parce qu’ils sont “client centric” [centrés sur l’étude des besoins des clients, ndlr]. Ils ont investi depuis plusieurs années dans des filières intégrées, allant de la production jusqu’aux crédits fournisseurs, a souligné Renée Chao-Béroff, directrice générale du réseau de microfinance africain Pamiga, lors de la conférence de lancement du Baromètre de la microfinance, début juillet. Mais malgré le travail d’innovation réalisé par ces acteurs, il y a un domaine essentiel dans lequel les IMF ont un atout : la relation de confiance tissée depuis des années avec les emprunteurs. Ce n’est pas sur l’aspect financier que les IMF feront la différence – les fournisseurs de solutions solaires ont déjà accès au financement –, mais sur la connaissance du client et la gestion de ces données. »