Comme tous les courtiers en
Ces dépôts de sûretés sont imposés par les marchés organisés de futures, comme le CME aux États-Unis ou le LME au Royaume-Uni, et sont répercutés au client final par le courtier. Celui-ci génère souvent un excédent de liquidités, le marché organisé calculant le collatéral que le courtier doit verser sur une base « nette » des opérations. Ce montant est généralement inférieur à celui qui est théoriquement requis pour chaque client et chaque contrat pris individuellement.
Des dépôts à placer
Pour mettre à profit la différence entre les deux sommes, les courtiers :
- soit ne demandent pas aux clients de la leur verser, mais considèrent alors qu’ils leur font une avance de trésorerie et exigent des intérêts ;
- soit demandent le versement de la totalité du dépôt et placent la partie qui excède le montant demandé par le marché.
Or, certains fonds de clients théoriquement
Diversification dangereuse
Car depuis l’arrivée en mars 2010 de Jon Corzine (ancien de Goldman Sachs) en tant que P-DG, MF Global s’est lancé dans une diversification allant jusqu’au trading pour compte propre. Son portefeuille comprend actuellement 6,3 millards de dollars de bons du Trésor européens, dont 51 % sur Italie, 18 % Espagne, 16 % Portugal, 15 % Irlande et Belgique.
Ces activités de trading font l’objet d’évaluation comptable quotidienne au prix du marché (« Mark-to-Market »), entraînant au mois d’octobre de substantielles pertes de valeur dans les livres de MF Global. Ces pays vont-ils faire défaut ou négocier un abandon partiel sur leur dette ? Rien n’est moins sûr. Et pourtant, cette sombre perspective a contribué à la chute de MF Global, imposant dans ses comptes la décote que le marché inflige depuis plusieurs mois à ces titres et sapant la confiance de contreparties (prêteurs, clients) promptes à se méfier des établissements financiers largement investis en bons des pays de la périphérie de la zone euro.
Un contre-exemple de diversification, donc, pour les courtiers en futures.
S. G.