Économie

Le Maroc, bon élève de la zone MENA

Créé le

09.04.2015

-

Mis à jour le

13.04.2015

Le taux de croissance de la population africaine est le plus dynamique au monde : 2 % pour la zone MENA entre 1990 et 2012, juste derrière l’Afrique subsaharienne (2,7 %). Associé à la baisse du taux de mortalité, cela conduit à une augmentation rapide de la population active.

La croissance économique de la zone est également rapide, même si certains freins au développement existent encore, selon la Banque Mondiale [1] : entre 1991 et 2012, la croissance du PNB par habitant a été de 2,2 % en moyenne, soit trois points au-dessous de l’Asie du Sud ou de l’Est. Le Maroc est le pays le plus dynamique de cet ensemble, avec la croissance la plus importante de la zone MENA entre 2008 et 2013 [2] (4,8 % en moyenne).

Ce dynamisme devrait perdurer, d’après les estimations du FMI [3] : « La croissance a ralenti en 2014 en raison de la contraction de l’activité agricole, après la récolte exceptionnelle de 2013, et de la faiblesse de la demande en Europe. Elle devrait cependant rebondir à 4,4 % en 2015 et rester robuste à moyen terme. »

Le secteur agricole emploie 40 % de la population active et contribue à 15 % du PIB. L’industrie représente 30 % du PIB, avec des secteurs d’excellence tels que le textile, le cuir, le montage électronique, la chimie, ou encore les équipements automobiles. Les services « pèsent », quant à eux, 55 % du PIB, essentiellement grâce à l’industrie du tourisme.

A.M.

1 "Jobs or privileges, Unleashing the Employment Potential of the Middle East and North Africa", Banque Mondiale, juin 2014 2 Source : Ministère de l’Economie et des Finances du Maroc 3 Source : Consultations de 2014 au titre de l’article IV avec le Maroc, FMI, février 2015

À retrouver dans la revue
Banque et Stratégie Nº335
Notes :
1 "Jobs or privileges, Unleashing the Employment Potential of the Middle East and North Africa", Banque Mondiale, juin 2014
2 Source : Ministère de l’Economie et des Finances du Maroc
3 Source : Consultations de 2014 au titre de l’article IV avec le Maroc, FMI, février 2015