Néobanque

Ma French Bank étoffe son offre

Créé le

20.10.2021

Deux ans après son lancement, Ma French Bank, la néobanque du groupe La Banque Postale, se dote d’une offre premium, « Le Compte idéal ». Pour 6,90 € par mois (2,90 € durant les six premiers mois), elle propose un compte courant classique doté d’une carte Visa internationale sans contact. Par rapport à l’offre de base, rebaptisée « Compte original » et facturée 2,90 €, elle se distingue par deux solutions d’épargne intégrées : le cashback classique et la possibilité d’accéder à des bons d’achat de certaines enseignes, utilisables en ligne ou dans le monde physique à partir de l’application bancaire. Le client peut suivre son cashback et récupérer l’argent ainsi cagnotté à partir de l’application My French Bank.

Associées à la carte Visa du Compte Idéal, Ma French Bank propose de nouvelles assurances en mode « tribu », protégeant le porteur et jusqu’à quatre accompagnants lors de ses voyages, et un plafond de dépense relevé à 5 000 € sur 30 jours glissants. Les paiements et retraits à l’étranger n’entraînent aucun frais supplémentaire, mais la carte reste à autorisation systématique. Le client peut choisir entre trois visuels de cartes et peut soutenir, en leur reversant 5 euros à la commande de la carte, les associations Good Planet [1] (carte verte) ou Break Poverty [2] (carte blanche).

Avec cette nouvelle offre, Ma French Bank envisage une montée en gamme de ses clients. Elle espère en convaincre 20 % de souscrire à ce Compte Idéal, le reste se répartissant entre le Compte Original et le compte WeStart, à destination des adolescents, à 2 € par mois. Lancé en novembre 2020, ce dernier devait atteindre les 30 000 clients en novembre 2021.

Au total, Ma French Bank compte depuis septembre 2021 plus de 400 000 clients. Elle envisage un premier exercice à l’équilibre en 2025. Elle enregistre près de 18 000 ouvertures de comptes par mois, sans que le reste du réseau La Banque Postale en souffre : 75 % de ses clients n’y avaient pas de compte courant. En revanche, paradoxalement, les nouveaux clients arrivent en majorité par le canal physique, les 3 000 bureaux de postes disposant d’une annexe financière – sur un réseau total de 7 500 bureaux. Cette particularité réduit d’autant les coûts d’acquisition, puisqu’elle économise les habituelles incitations financières à l’ouverture des comptes.

 

1     https://www.goodplanet.org/fr/
2     https://breakpoverty.com/

À retrouver dans la revue
Revue Banque Nº861
Notes :
1     https://www.goodplanet.org/fr/
2     https://breakpoverty.com/