Il existe 43 systèmes de paiement en Europe, mais la moitié d’entre eux (22) seulement y sont situés. Les systèmes résidents représentent les trois quarts (73 %) des transactions. Les quatre premiers d’entre eux assurent à eux seuls plus de la moitié (60 %) des flux générés par les systèmes résidents, mais moins de la moitié (44 %) de l’ensemble de tous les flux de paiements européens. Nous avons donc une concentration particulière en Europe, autour principalement de STET et de l’ABE-Clearing, et la part que Worldline et ses partenaires (dont le système EQUENS néerlandais) assurent en termes de compensation des transactions de paiement, concentration qui va s’amplifier avec le Brexit.
Si les systèmes de paiement non résidents, notamment les systèmes carte américains et asiatiques, restent minoritaires, avec un quart des transactions de paiement (27 %), ils assurent la moitié des transactions par carte, essentiellement hors de la zone euro (dont le Royaume-Uni et la Suède), mais aussi les flux transfrontaliers dans toute l’Europe, y compris dans la zone euro.
L’Europe est donc coupée en deux dans le monde de la carte, entre systèmes internationaux et systèmes domestiques, et dépend des systèmes internationaux pour son interopérabilité. La question de la souveraineté européenne devient donc prioritaire.