Étude

Les réseaux bancaires des pays émergents rattrapés par la crise

Créé le

08.06.2012

-

Mis à jour le

12.06.2012

La crise marque aussi l’activité bancaire des pays émergents : depuis 2009, la croissance des réseaux bancaires – qui avait atteint 14 % en 2008 –, ralentit  pour revenir à 2,8 % en 2011. Selon l’enquête menée par Velhon Partners [1] , ces acteurs connaissent désormais des difficultés pour dégager les capacités d’investissement suffisantes et rentabiliser rapidement leurs nouvelles agences. Seule exception, l’Amérique Latine bénéfice « du moteur brésilien et d’une faible sensibilité à l’Europe ». Selon le classement établi par Velhon, c’est d’ailleurs la banque brésilienne Bradesco qui a réalisé la plus forte croissance de son réseau, affichant un taux de 28 %, avec l’ouverture de 1 009 agences.

Parallèlement, l’enquête note que si les agences restent le moyen le plus efficace pour recruter de nouveaux clients, un effort d’adaptation des formats d’agence est réalisé pour adapter leur fonctionnement aux clientèles : sont ainsi apparues des agences low cost ou spécialisées, des agences satellites correspondant à des points de vente de 2 à 3 employés ou encore des agences itinérantes, pour aller vers le client et s’affranchir des manques d’infrastructures. En outre, les banques mettent en place des modèles mixtes, alliant agences et canaux complémentaires.

1 Emerging Banking Report 2012.

À retrouver dans la revue
Banque et Stratégie Nº304
Notes :
1 Emerging Banking Report 2012.