Parmi les interventions en tant que prêteur en dernier ressort de la FED, on peut citer quelques événements qui font date aujourd’hui :
- en 1974, la faillite de la banque allemande Herstatt requiert une intervention d’urgence de la FED qui se substitue à la banque défaillante pour livrer les marks aux banques américaines qui, elles, avaient livré les dollars en Allemagne. L’exemple est resté « célèbre » puisque la littérature économique nomme « risque Herstatt » le risque de change ;
- en 1984, la FED apporte son soutien à hauteur de 5 milliards de dollars à la Continental Illinois National Bank qui finira par faire
faillite ;[1] - en 1985, une panne informatique chez Bank of New York crée une impasse de 26 milliards de dollars, soit 12 fois ses fonds propres, la conduisant à solliciter un prêt d’urgence auprès de la FED pour 22,6 milliards de dollars ;
- lors du krach boursier de 1987, la FED intervient via les opérations d’escompte et d’open market pour injecter 10 milliards de dollars, tout en baissant immédiatement son taux directeur ;
- en 1998, lors de la faillite du fonds spéculatif LTCM, 3,5 milliards de dollars sont nécessaires pour dénouer les positions du fonds pour éviter un risque systémique ;
- le 11 septembre 2001, au-delà des injections conjointes avec les autres banques centrales, la FED avance 45 milliards de dollars aux banques pour faire repartir le système de règlement Fedwire.