Dans un contexte de taux très bas, les fonds monétaires sont à la peine. « Même le taux 2 ans français délivre 0,11 % de rendement actuellement ! » s'exclamait Jean-François Bay, directeur général de Morningstar, le 6 décembre dernier.
Pour les gérants, les investisseurs institutionnels et les trésoriers d'entreprise, la tentation est grande de prendre plus de risque : soit un risque de taux en rallongeant les maturités, soit un risque de crédit, en investissant sur des papiers moins bien notés.
Mais les fonds monétaires sont contraints par la réglementation. Jean-François Bay estime que « les sociétés de gestion n'ont pas tellement intérêt à dénaturer leurs fonds monétaires qui ont une utilité pour les trésoriers (gestion des flux de liquidités). Ils devraient plutôt proposer des fonds d'autres catégories clairement exposées, comme les fonds obligataires court terme sur des maturités de 1 à 3 ans ou obligataires corporate court terme ».