800 milliards d'euros : c'est le montant que les ETI françaises vont devoir lever sur les marchés ou emprunter dans les 5 années à venir, selon une
Ces financements auront lieu dans un contexte de désintermédiation : selon cette étude, entre juin 2012 et juin 2013, l'encours net de crédits bancaires aux entreprises françaises s'est contracté de 1 % par rapport à l'année précédente ; sur cette même période, les émissions obligataires et placements privés des entreprises ont augmenté de 4 %. La progression du
Outil obligataire permettant de placer ses titres auprès d'un cercle restreint d'investisseurs, le placement privé a permis en 2012 à 37 entreprises françaises de lever plus de 6 milliards, soit six fois plus qu'en 2011. Elles ont utilisé différentes versions du placement privé : les traditionnels USPP américains et Schuldschein allemands, mais aussi l'Euro PP, inauguré par une émission du Groupe Bonduelle en septembre 2012. Selon les estimations de S&P, « si 10 % seulement des besoins des entreprises de taille intermédiaire françaises étaient financés à travers ce marché, cela représenterait un montant annuel de 16 milliards d'euros ».
L'agence a également évalué la qualité de crédit de 28 ETI, sur la base d'informations publiques : plus de 60 % se situent dans le haut de la nouvelle échelle de l'agence de notation (MM, comme Mid Market). L'occasion de vérifier que les entreprises françaises savent sortir de l'Hexagone : près de 65 % opèrent sur plus d'un continent. De plus, l'agence note que « certaines ont une présence relativement forte dans les secteurs à forte croissance par rapport aux grandes entreprises. Cependant, une grande partie reste concentrée dans des secteurs à faibles marges. Nombre d'entre elles tendent à compenser la volatilité des profits par des politiques financières prudentes. ».