À l’investissement en dette, les investisseurs institutionnels sont encore nombreux à préférer l’investissement en capital, au grand dam des banquiers. Pourquoi ? Ces modes d’investissement ne sont pas les mêmes, ils sont même complémentaires.
La dette infrastructure est intéressante pour des investisseurs institutionnels tels que les compagnies d’assurance-vie, parce qu’ils perçoivent des coupons à échéances régulières, ce qui est très pratique du point de vue de la gestion actif-passif : vous avez des actifs certains et des passifs qui leur correspondent.
Le gros inconvénient de la dette, c’est qu’aujourd’hui, elle n’est pas indexée sur l’inflation. Cela arrive en tout cas assez rarement en Europe continentale (davantage au Royaume-Uni). Un investisseur n’a donc pas de protection par rapport à l’inflation. Dans un contexte de remontée des taux attendu, c’est un critère très important.
Dans le cas de la dette en capital, les investisseurs perçoivent un flux de dividendes et, à la fin, une plus-value de cession. Les revenus sont moins certains, mais si les investissements sont réalisés dans des infrastructures matures et avec un effet portefeuille, ils sont assez prévisibles.
Le gros avantage de l’investissement en capital, c’est que la dette se rembourse et que son profil est décroissant. Elle a tendance à s’amortir. Le rendement de l’equity infrastructure, lui, va être croissant. En outre, c’est un investissement qui propose une protection contre l’inflation.